ABDOU MBOW : « LE PRÉSIDENT SIFFLERA LA FIN DE LA RÉCRÉATION »

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QUERELLE À L’APR

« Le président Macky Sall va sévir ». C’est une déclaration du porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR, parti au pouvoir), Abdou Mbow, sur les déballages, attaques et contre-attaques entre responsables de premier plan de son parti, Moustapha Cissé Lô, et Yakham Mbaye, en l’occurrence. « Nous condamnons toute forme de violence physique comme verbale, dit-il, dans l’émission ’’Remue-ménage’’, sur la Rfm. Le président de la République sifflera la fin de la récréation. Pourquoi je le dis ? Parce que je suis porte-parole adjoint du parti. Dans un parti politique, il y a une manière de fonctionner mais n’oubliez pas que nous sommes issus de milieux différents, nous avons reçu des éducations différentes mais cela n’autorise pas par exemple d’avoir des écarts de langage. Maintenant dans le parti, on va discuter au niveau du Secrétariat exécutif national (SEN) pour voir exactement ce qu’il y a à faire pour voir ce qu’il y aura à faire. Mais ce que je peux vous assurer, c’est que le président de la République, lui-même sifflera la fin de la récréation. Quand il y a des choses qui ne nous semblent pas normal, on peut se réunir, prendre des décisions et les appliquer ».

Par ailleurs, Abdou Mbow se démarque de la sortie polémique de Serigne Mbacké Ndiaye, portant suppression de la limitation des mandats présidentiels à 2. « Il n’est ni membre de l’APR, ni porte-parole de l’APR, ni porte-parole de notre coalition (Benno Bokk Yakaar), encore moins porte-parole du pôle de la majorité (présidentielle). La Constitution issue du référendum a définitivement clôt le débat sur la limitation du mandat », botte l’apériste en touche.

Loin d’être rassuré, son co-débatteur, Malal Talla alias Fou Malade, membre du collectif "ño lank" (nous refusons, ndlr), demande de rester vigilant contre une éventuelle tentative du président Macky Sall pour un 3e mandat. « Il y a une rupture du contrat de confiance pour beaucoup d’engagements qui ont été pris ou prononcés, qui n’ont pas été respectés », motive le ’’Y’en a marriste’’.

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