[VIDÉO]:ABDOUL MBAYE, EX PREMIER MINISTRE : « SI C’ÉTAIT À REFAIRE, JE N’ACCEPTERAIS PAS »

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JURY DU DIMANCHE

Nommé le 3 avril 2012 Premier ministre dans le premier gouvernement du président Macky Sall nouvellement élu, Abdou Mbaye est limogé le 1er septembre 2013. Cela fait six ans aujourd’hui, dimanche 1er septembre 2019 qu’il n’occupe plus ce poste. Il sera remplacé par Aminata Touré, qui le sera, à son tour, par Mahammad Boun Abdallah Dionne avant la suppression dudit poste. A la tête de l’Alliance pour citoyenneté et le travail (ACT), l’opposant a-t-il des regrets ? Sa réponse dans le ’’Jury du dimanche’’ (JDD), émission de Mamoudou Ibra Kane sur iRadio.

« Avoir eu l’opportunité de servir mon pays, et mes compatriotes, évidemment cela ne peut pas donner lieu à des regrets. Mais je vous avoue que compte tenu de ce qui s’est passé tout de suite, et dont je n’étais pas informé, je fais notamment allusion à cette affaire Petro Tim, c’est vrai que je nourris quand même quelques regrets en ce sens que, vous savez il y a des fonctions qui vous font entrer dans l’histoire, il est important de laisser une belle marque.

Malheureusement, au vu de toute l’énergie que je suis en train de déployer aujourd’hui pour justifier le sens d’un contreseing pour indiquer que j’ai été mêlé, malgré moi, à cette lamentable affaire, je m’en serais peut-être passé. Si c’était à refaire, il est certain que je n’aurai pas accepté sachant que j’allais trouver ça. Si aujourd’hui par exemple on me refait la proposition je dis non. C’est clair et net. A l’époque, nous étions dans un contexte totalement différent. Un contexte du discours tenu par le président Macky Sall, qui avait un caractère exceptionnel, et qui avait trompé tout le monde, qui était celui que tout le Sénégal attendait, y compris la communauté internationale. »

Poursuivant, il ajoute que jusque même après son départ du gouvernement, le président, Macky Sall, et lui, étaient restés « dans une dynamique de travail », malgré les dissuasions de ces proches. Il explique : « Je ne voyais à l’époque aucune raison d’aller contre son projet. Lequel jusqu’à ce moment-là, restait quand même dans le sens de la réduction des souffrances des Sénégalais, dans la recherche d’un développement économique au profit de tous. Après, j’étais dans une dynamique qui devait me conduire à continuer à le soutenir même après avoir quitté les fonctions. Quand j’ai quitté mes fonctions, j’ai créé un club de réflexions ’’Club travail et vertu’’. J’ai continué à travailler avec des cadres de qualité pour le président Macky Sall en contribuant à lui fournir des recommandations en matière de politiques publiques. Par contre, il y a eu en 2016, ce qui m’a complètement déstabilisé. Et qui m’a ensuite conduit en mai 2016 à m’engager politiquement. Le président Macky Sall avait pris plusieurs engagements et sans aucun doute celui qui le faisait entrer dans l’histoire est le suivant : « J’ai été élu pour sept ans, je réduis mon mandat à cinq ans parce que le mandat d’un président de la République doit durer cinq ans. C’était un engagement incroyable qui, à mes yeux, apparaissait comme une sorte de pilier pour tout le reste. »

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