ABDOUL MBAYE, MAMADOU LAMINE DIALLO, TAS, IBRAHIMA DÈME... PRÉDISENT L’AJUSTEMENT STRUCTUREL

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POLITIQUE

Les tendances d’une nouvelle redistribution des cartes se précisent au sein de la classe politique. A côté du cadre incarné entre autres par trois des candidats à la dernière présidentielle, un autre bloc se densifie. Mis sur pied depuis quelques mois, il est composé par sept partis et mouvements politiques que sont : Tekki, Emergence Citoyenne, Ensemble, République des Valeurs, LD Debout, ACT et Taxaw Temm.

Leurs têtes de file se sont retrouvés ce jeudi, 24 octobre 2019, pour évaluer la situation politique nationale qui nécessite de tirer la sonnette d’alarme. « Le Sénégal s’installe progressivement mais surement dans l’ajustement structurel. Malgré les nombreuses et répétitives dénégations du régime qui ne peuvent plus cacher la réalité », craignent-ils en dessinant un portrait sombre de la gestion de Macky Sall.

Ces leaders vont eux aussi, dans le sens de la formalisation du Congrès de la renaissance démocratique (CRD), dans lequel on retrouve l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye (ACT), Pape Sarr (LD Debout), l’ex ministre en charge de l’Energie Thierno Alassane Sall (RDV), l’ancien magistrat Ibrahima Dème (Ensemble) ou encore le député Mamadou Lamine Diallo (Tekki).

Dans une déclaration parvenue à Emedia.sn, "la Conférence des Leaders" du CRD a pointé du doigt « le mal vivre, la précarité et la pauvreté » qui, de leur constat, se sont aggravés au sein de la population depuis 7 ans, « alors que les affidés du régime "FayeSall" et leurs grandes sociétés étrangères s’empiffrent de jour en jour suçant le sang des jeunes, des femmes et des retraités. »

Les leaders du CRD s’inquiètent de l’immensité de la dette, extérieure et intérieure, engendrée, selon eux, « par des projets déraisonnables et une corruption à grande échelle, vis-à-vis des banques et surtout des PME et PMI sénégalaises », ce qui, estiment-ils, pousse le FMI à obliger le pouvoir à couper dans les dépenses publiques et à augmenter les prix du carburant, et des denrée et services de première nécessité.

Abdoul Mbaye et compagnie estiment que la cause de ces difficultés est à chercher dans les actes posés par Macky Sall depuis 2012, consistant à emprunter « 6000 milliards de FCFA gaspillés dans des projets non rentables, mais à la mesure de son égo, comme le Centre de Conférence Abdou Diouf, les Cités ministérielles de Diamnadio, ou encore le TER, alors qu’il se trouve, par pure incompétence, dans l’incapacité manifeste de relancer l’économie réelle et les emplois. »

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