ABDOULAYE DAOUDA DIALLO DÉNONCE LES EXCÈS DE LANGAGE DE CERTAINS DÉPUTÉS

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ASSEMBLÉE NATIONALE

Sans porter de gants, le ministre des Finances et du Budget a répondu aux députés qui, selon lui, passent leur temps à critiquer l’économie sénégalaise et, parfois, en donnant des chiffres qui sont loin de la réalité.

Pour Abdoulaye Daouda Diallo, le pays est sur les rails de l’émergence et personne ne peut dire le contraire. « Le pays change à grande vitesse. Le Sénégal est respecté dans sa manière de gérer sa dette. Si cette politique était mauvaise, les premiers à nous sanctionner seraient d’abord les marchés qui se bousculent devant nos portes ensuite les Etats qui nous prêtent l’argent de leurs propres contribuables. Il y a moins d’une semaine, nous voulions lever 200 milliards de francs CFA sur le marché de l’UEMOA intérieur et en quelques heures, nous avons reçu 385 milliards de francs CFA », a expliqué le ministre.

Avant d’ajouter : « Un pays, qui a des problèmes de gestion de sa dette, ne réalise pas en taux de couverture par ses soumissions du montant mis en adjudication à 190% de ses besoins. Un pays qui a des difficultés de financement ne peut pas s’offrir le risque de décliner plus de 185 milliards de francs CFA ».

Abdoulaye Daouda Diallo déplore certaines déclarations de mauvaise foi. « Quand on avance que le budget du département du ministre du Développement communautaire et d’équité sociale et territoriale fait plus de 100 mille milliards de francs CFA soit 25% du budget alors qu’en âme et conscience, on sait que ce budget ne fait que 101 milliards de francs CFA, soit moins de 3% du budget général ».

« On peut tout aussi déplorer une présentation erronée des faits et des chiffres que les prêts contractuels dans le cadre du TER, des péages de l’AIBD de Mbour et de Thiès font plus de 2 mille milliards et représentent 25% de la dette du Sénégal alors que les emprunts ayant financé ces trois projets font moins de 1 mille milliards de francs fa », précise-t-il avant de dénoncer les excès de langage de certains parlementaires. Mais, selon lui, on leur comprend parce que c’est le jeu politique.

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