image

ABDOULAYE DAOUDA DIALLO INTERPELLE LES ORGANISATEURS SUR LES RISQUES LIÉS AUX CATASTROPHES NATURELLES

image

La 46ème édition de l’assemblée générale scientifique de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF) s’est ouverte ce lundi 23 mai 2022 à Dakar, sous le thème central des “Risques Systémiques : Assurance et Résilience.” La cérémonie d’ouverture a été présidée par Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget du Sénégal. S’exprimant à cette occasion, le ministre a d’emblée rassuré les organisateurs qu’il sera leur interprète auprès de son excellence, le président Macky Sall. « A travers cette opportunité qui m’est offerte de m’adresser à l’intelligentsia de l’industrie africaine vous me permettrez d’exprimer ma vision du type de partenariat attendu avec les secteurs financiers dans un contexte où la crise sanitaire de la Covid a montré l’ampleur des menaces qui pèse sur notre monde et des défis qui nous attendent et d’une nécessaire interaction entre les différentes sphères de notre société. Un partenariat indispensable au profit de l’Afrique d’aujourd’hui mais aussi de l’Afrique que nous voulons léguer aux générations futures », a indiqué le ministre.

Abdoulaye Daouda Diallo a rappelé que notre continent s’était déjà inscrit dans une bonne trajectoire de progrès depuis bientôt une décennie. S’il en est ainsi, explique-t-il, c’est parce que la plupart de nos pays ont réussi à bâtir des politiques macroéconomiques saines assorties de grands investissements publics et soutenus par l’amélioration de l’environnement des affaires et de la gouvernance publique.

Dans son discours, il a déclaré que : « la bonne mobilisation des ressources internes ainsi que la rationalisation des dépenses publiques ont aidé les pays africains à élargir leur espace budgétaire et renforcer les conditions de stabilité macroéconomique. C’est pourquoi notre continent est considérée comme une terre d’opportunité pour les investisseurs internationaux ».

A l’instar du bouleversement de l’économie mondiale, poursuit le ministre, la pandémie est venue freiner brutalement cette trajectoire économique de nos pays portant un rude coup à l’ensemble des secteurs essentiels outre le fait de constituer une menace constante sur la vie de nos populations. Par ailleurs, il a dit que les catastrophes naturelles affectent les populations vulnérables et leurs moyens de subsistance. Pour les gouvernements africains, estime-t-il, ces événements à l’instar de la crise sanitaire engagent une responsabilité importante et sont souvent associés à d’importants surplus budgétaires constituant des contraintes réelles à nos perspectives de développement.

« Il est établi aujourd’hui que l’Afrique représente aujourd’hui moins de 2% du marché mondial de l’assurance. Et selon les statistiques du secteur, le citoyen africain dépense en moyenne 45 dollars par an pour s’assurer contre 684 dollars pour Afrique du Sud et près de 810 dollars pour la moyenne mondiale », a dit le ministre. Avant d’ajouter : « les perspectives de développement du secteur de l’assurance sont donc bonnes. C’est pour élargir cette fenêtre d’opportunité que les pays africains se sont plupart résolument inscrits dans une dynamique de créer une plateforme de résolution de problème de recherche et d’innovation ».

Lors de la cérémonie d’ouverture, Abdoulaye Daouda Diallo a partagé la vision du président Macky Sall sur le rôle moteur de l’assurance. « Une vision traduite par l’adoption d’une loi sur le contenu local notamment dans l’exploitation minière, pétrolière et gazière. À la faveur de cette loi sur le contenu local le secteur des assurances devrait davantage générer des ressources financières pour une meilleure contribution au financement de nos économies. Il s’agit là d’un autre aspect non moins fondamental du partenariat attendu entre les pouvoirs publics et le secteur africain des assurances. L’assurance africaine doit relever le défi du renforcement de sa capacité financière au niveau de l’ensemble des acteurs. Un autre défi à relever c’est celui de la couverture du monde agricole compte tenu des risques inhérents à ce secteur », a-t-il aussi soutenu.

Cheikh Moussa SARR
Abdoulaye SYLLA (Photos)

23 mai 2022


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article