ACCIDENTS ET ASSURANCE : LES ENJEUX DE LA SEMAINE NATIONALE DE LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE

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PRÉVENTION ROUTIÈRE

La 17ème édition de la semaine nationale de la prévention routière est ouverte. La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Me Oumar Youm, aujourd’hui jeudi, 20 juin, au Radisson blu de Dakar, en présence des parties prenantes, sur le thème : ’’Accidents de la route et assurances’’.

« Il s’agit d’un thème actuel et porteur d’espoir pour notre pays résolument engagé à relever les défis socio-économiques liés à l’insécurité routière, explique le ministre. Les accidents de la circulation nous coûtent beaucoup, détruisent également les ouvrages d’art, nos routes. Nous avons vu déjà ce que nous coûte la surcharge des camions, qui ne respectent pas la règlementation, qui détruisent les ponts. Cette plateforme donne ainsi l’occasion de mettre en exergue le rôle capital du système d’assurance automobile en matière de sécurité routière dans la réparation des préjudices liée aux accidents de la circulation. Elle devrait également nous permettre d’apprécier l’ampleur des conséquences de l’insécurité routière sur le portefeuille de l’assurance automobile. » Par conséquent, les conclusions du rapport issu des travaux sont attendues « avec intérêt » par l’autorité de tutelle.

Les chiffres de l’hécatombe : 550 morts dans 4554 accidents

Ce, d’autant plus que souligne Me Oumar Youm, « malgré les efforts (du gouvernement), notre pays connait depuis quelques temps une recrudescence des accidents de la circulation qui ont atteint des proportions inquiétantes avec une moyenne annuelle de 4554 accidents et d’environ 550 pertes en vies humaines. Ce fléau engendre des conséquences économiques, sociales et environnementales énormes. » Hélas, regrette-t-il : « Le principal facteur de ces accidents est dû aux comportements humains, la somnolence au volant, la conduite en état d’ébriété, la fatigue, le non respect des règles de circulation (à côté) de la vétusté du parc automobile et d’une moindre mesure de l’état des routes. » Selon lui, « l’éducation et la sensibilisation pour le changement des comportements, attitudes et pratiques, qui vont renforcer la sécurité routière ».

Dans le cadre de la lutte contre le fléau, rappelle-t-il, concernant la modernisation du secteur terrestre pour « un système de transport performant, apte à soutenir la productivité et à améliorer la circulation des personnes et des biens avec plus de confort, de sécurité et de rapidité », le programme de renouvellement du parc automobile démarré en 2005. Qui a été amplifié, assure-t-il, à travers « la mise en service de 1604 minibus et 475 bus pour renforcer Dakar Dem Dikk, 60 taxis desservant AIBD et 150 camions. Cette modernisation du parc sera poursuivie avec la mise en circulation prochaine de 800 minibus dédiés aux opérateurs privés de l’AFTU et d’un premier lot de 542 véhicules acquis dans le cadre de la coopération bilatérale entre l’Inde et le Sénégal. Dans le souci d’améliorer les services de transport et d’asseoir une mobilité durable, l’Etat met en œuvre les projets emblématiques et novateurs du Train express régional (TER) et du Bus rapide transit (BRT). »

Le défaut d’assurance, un délit

Ouverte aujourd’hui, la semaine sera clôturée le 26 juin prochain. Entre autres activités prévues, une table ronde demain vendredi, 21 juin avec un panel animé par les sapeurs-pompiers, la gendarmerie, la police, Matar Faye, le directeur exécutif de l’Association des assureurs du Sénégal (AAS) et une campagne de sensibilisation.

La souscription d’assurance est une obligation et une sanction plane sur les contrevenants. La précision est faite à l’occasion par Mansour Faye, l’adjoint du commandant de la Compagnie circulation de Dakar, et chef de la Section des accidents, de la police nationale. Il dit : « Le défaut d’assurance est un délit et quand on conduit un véhicule sans assurance et au cours d’un contrôle on tombe sur vous, sachez que vous avez commis un délit, ce n’est plus une contravention. Là, c’est une procédure pénale qui doit être effectuée. Le véhicule va être immobilisé, et vous allez être entendu par rapport à la procédure du fait de défaut d’assurance et conduit devant le Parquet. Une audience sera fixée et une juridiction va rendre le verdict. »

Concernant les passagers à bord du véhicule non assuré, une procédure civile sera ouverte. L’individu est pris en charge par ce qu’on appelle le fonds de garantie automobile » par rapport à l’indemnisation, l’hospitalisation et la remise des factures de pharmacie.

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