ACCUSÉS DE CORRUPTION, 13 AGENTS DU SERVICE DES MINES RELAXÉS AU BÉNÉFICE DU DOUTE

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JUSTICE

Ouf de soulagement pour les 13 agents du service des Mines de Dakar qui, arrêtés par la sûreté urbaine, ont été attraits, ce mardi, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour les faits d’association de malfaiteurs et de corruption active. Ces derniers sont accusés d’avoir organisé une grande mafia au cœur du Centre de contrôle technique des véhicules automobiles.

Selon l’accusation, ils squattent les abords immédiats dudit centre en proposant à des personnes venues passer le contrôle technique la possibilité de contourner la file d’attente moyennant une somme de quinze mille (15.000) FCFA. Ce, avec la complicité de certains agents qui y travaillent. Et, celle qui a mis à nu les agissements de cette bande n’est personne d’autres que l’épouse du Secrétaire général du ministère des transports terrestres.

Venue pour passer la visite technique, elle était contrainte de faire la queue. Lasse de patienter, elle accepte la proposition d’un homme qui lui avait demandé 15.000 francs CFA pour contourner le rang. Puis, elle a non seulement refusé le marché mais également, elle a informé son mari de ce qui se passait au service. Ce dernier a fait le déplacement sur les lieux et filmé les personnes soupçonnée, avant de saisir les limiers qui ont procédé à l’arrestation des présumés délinquants.

Pas assez d’éléments dans le dossier

Arrêtés et placés sous mandat de dépôt, les accusés ont comparu devant le prétoire pour répondre des accusations qui leur sont reprochées. Devant la barre, ils ont adopté le même système de défense. Ils ont nié les faits soutenant qu’ils exercent convenablement leur travail. À les en croire, ils ont été arrêtés à tort. Même si leur dénégation systématique n’a pas convaincu le parquet, celui-ci a requis la relaxe d’autant qu’il n’y a pas suffisamment d’éléments dans le dossier pour asseoir la culpabilité des prévenus.

Les avocats de la défense ont embouché la même trompette. Ces derniers, même s’ils reconnaissent qu’il y a un grand désordre au service mines, soutiennent tout de même que la vidéo n’incrimine pas leurs clients. Puisqu’elle montre des personnes qui discutent et rien d’autre. Le juge, en rendant sa sentence, a relaxé les prévenus au bénéfice du doute.

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