ADAMA GAYE REVIENT SUR LES "CONDITIONS EXÉCRABLES" DE SA DÉTENTION

news-details
EN LIBERTÉ PROVISOIRE

Le journaliste Adama Gaye n’a pas perdu de sa verve. « La liberté provisoire, c’est le cadet de mes soucis », a-t-il vertement réagi suite à la liberté provisoire dont il bénéficie depuis hier vendredi, 20 septembre. « Mes écrits resteront vivaces, jubile-t-il. Je ne regrette rien. Les chasseurs sont maintenant dans une logique d’être pourchassés. Ils vont devoir rendre compte, ils payeront. Je ne suis pas quelqu’un qu’on envoie en prison comme ça et qu’on libère après. Ce serait très facile. Ce combat sera mené. La liberté provisoire, c’est le cadet de mes soucis. Même si j’avais zéro liberté, j’allais mener le combat à l’intérieur de la prison. Une faute politique se paie cash. »

Poursuivant, il souligne que « les conditions de détention étaient exécrables. Quand on vous met dans une chambre de 90 personnes. Quand pour se doucher, il faut attendre une longue file. Quand vous prenez du café avec de l’eau chaude, les gens qui boivent remettent ça dans la cafetière. C’est comme ci c’était une volonté d’écraser la personne. J’ai été un roc dans la prison. C’est la raison pour laquelle j’y ai engagé une grève de la faim pour leur montrer que j’ai des cordes à mon arc. J’ai été sur le point d’envoyer une lettre de ma fille au Secrétaire général de l’ONU. »

Break et bataille contre l’Article 80

Sur sa page Facebook également, le journaliste-activiste a repris service. Au terme d’un message de remerciements adressé à ses soutiens, il jubile et annonce un break. « Un peu de repos, un check-up médical et je reviens au service de nos causes imprescriptibles... »

Abordant le fameux article 80 qui lui a value un séjour carcéral, le journaliste évoque un article « obsolète ». « Ce n’est pas un article qui a sa place dans une démocratie. Il est regrettable qu’il y ait un abandon des combats démocratiques par beaucoup d’acteurs de la démocratie. Je n’ai pas entendu certains que j’ai connus de longue date, comme Idrissa Seck, certains politiciens et même des mouvements nouveaux. »

Vous pouvez réagir à cet article