ADIDAS S’EXPLIQUE SUR SON LIMOGEAGE : « CE QUI S’EST RÉELLEMENT PASSÉ »

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BASKET

Limogé du banc de l’équipe nationale masculine de basket-ball sur la route du Mondial Chine 2019, Abdourahmane Ndiaye dit ’’Adidas’’ monte au créneau. Ce, pour rejeter les explications du président de la Fédération sénégalaise de basket-ball (FSBB), selon lesquelles les négociations n’auraient pas abouti. Face à la presse, ce vendredi, 2 août, ’’Adidas’’ soutient que le problème « n’est pas financier » mais des termes du contrat qui « le heurtent » dont son statut de « pigiste ».

Les 3 points de divergences

Il dit : « J’ai entendu et lu beaucoup de choses qui ont été dites, et il y avait des confusions, j’allais dire des contre-vérités par rapport au contrat sur la manière que cela s’est terminé. Il fallait à tout prix que j’élucide les Sénégalais par rapport à ça, que je rétablisse la vérité afin que les Sénégalais puissent savoir ce qui s’est passé réellement sur les points, pour moi, qui n’étaient pas conformes à ce que je pense sur le contrat. Il y a des aspects du contrat qui ont heurté ma conscience. Ce n’était pas un problème financier. Le dire aux gens, c’est comme si j’avais déchiré tout ça et qu’il y avait des désaccords sur le plan financier. J’ai dit au ministre (des Sports), Matar BA, dans son bureau, que s’il souhaitait que j’entraîne l’équipe nationale, (masculine) du Sénégal (de Basket-ball) parce qu’il y avait des problèmes de pigiste, avec un franc symbolique par mois, je le ferai parce que c’est le Sénégal qui compte pour moi. Je l’ai dit. Au fond de moi-même, c’est ce qui me met en mouvement, le Sénégal. J’ai travaillé pendant 18 mois au Sénégal sans contrat avec le salaire de 18 millions payés en 16 mois (1 million 100 mille, par mois). Je suis resté 8 mois sans être payé. Tout ça, ce n’était pas un problème. Le désaccord, il n’est pas dans les négociations du contrat (parce qu’) il n’y avait même pas de négociations. Je n’ai jamais discuté argent. J’accepte ce qu’on me donne. »

Son statut de pigiste

Listant les 3 points, le désormais ex-entraîneur des Lions de basket, évoque d’abord cette formulation : « ’’L’entraîneur s’abstiendra de faire des déclarations publiques devant la presse qui pourraient ternir l’image du Sénégal’’. Mon sang a tourné quand j’ai lu ça. Parce que, j’ai une notion de l’identité de notre patriotisme très développé au fond de moi-même. Toute ma vie, j’ai œuvré pour que le Sénégal soit reconnu partout où je suis allé, au Sénégal et en France. L’image de l’Etat du Sénégal, de la fédération, de toute autre entité en charge de l’organisation du basket au Sénégal, ma conscience dépasse ça. J’aurai compris que j’ai des obligations de réserve, on aurait pu formuler de cette façon. »

Le choix de Moustapha Gaye

Ensuite, poursuit-il : « Comme j’avais un contrat avec moi où l’on parle de l’équipe nationale féminine avec des joueuses sélectionnées, alors que moi je suis entraîneur de l’équipe nationale masculine, je ne comprenais pas. Donc, j’ai pris un avis juridique. » Troisième et dernier point : « C’est aussi le système de rémunération parce qu’on a 2 ans de contrat, sous forme de pigiste. Chaque fois, au-delà de la Coupe du monde, où l’équipe nationale devait avoir des compétitions, on devait s’asseoir à niveau autour d’une table pour rediscuter encore des termes. Je ne suis pas marchand de tapis. Je voulais que les choses se fassent naturellement. Je l’ai dit au président Babacar Ndiaye. Il m’a dit ’’combien tu veux, je lui ai répondu que je ne parle pas argent’’. Mettez si vous voulez, le franc symbolique. Le contrat tel qu’il est stipulé comme ça, il ne me convient pas. »

Interpellé sur le choix porté sur Moustapha Gaye pour le remplacer, ’’Adidas’’ souligne que s’il était à la place de ce dernier, il n’aurait pas accepté.

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