AFFAIRE DIARY SOW : FUGUE OU TRAQUENARD ?

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LA CHRONIQUE DE MIK

Une semaine. Dix jours. Douze maintenant que le Sénégal est sans nouvelle de sa pépite. Un suspense insoutenable ! La petite Diary Sow a disparu. Le mystère s’est installé. D’abord, depuis le 3 janvier après un échange téléphonique avec sa maman. Ensuite, le lendemain, lorsque le Lycée Louis Le Grand, prestigieuse école où elle est inscrite en deuxième année de prépa, a constaté son absence.

Disparition mystérieuse. Mais paradoxalement, avec deux demi-certitudes. La première est que « la piste criminelle » a été très tôt « écartée », du moins pas privilégiée par l’enquête. La seconde, et c’est une bonne nouvelle, est que la disparue serait en vie. Diary Sow, une fugueuse ? Vraiment ? Elle n’en a pas l’habitude, aux dires de ses proches et de tous ceux qui la connaissent. La précoce romancière et auteure de « Sous le visage d’un ange », qui a même fini de rédiger son deuxième roman est, en effet, décrite comme une fille studieuse, ambitieuse et équilibrée. Son passage à l’émission « Belles lignes » d’iTV et sur les autres plateaux de télévision révèle chez elle, une belle mécanique intellectuelle et mentale. Diary sait jusqu’à preuve du contraire, qui elle est, ce qu’elle vaut, ce qu’elle veut et où elle va. Que s’est-il donc passé avec « la meilleure élève du Sénégal » ?

The game is over ! est-on tenté de s’écrier. Car, en toute vraisemblance, cette affaire Diary Sow est loin d’être un jeu d’enfant. Un traquenard ? Gardons-nous de spéculations. Ecoutons les voix profondes… Qu’est-ce que l’Etat Français sait et que l’Etat Sénégalais sait mais que nous ne savons pas ? Cette « disparition » en est-elle vraiment une ? Le doute est cartésien et il est désormais permis quant à la réalité de la Grande battue annoncée par les autorités des deux pays pour retrouver la native de Malicounda. Difficile de nous faire croire que la police française, habituée aux recherches des plus compliquées et dotée de la capacité de retrouver même une aiguille dans une botte de foin, éprouve de la peine à dénicher la jeune étudiante. Les moyens humains, financiers, techniques et technologiques dont disposent les policiers hexagonaux plaident largement en faveur d’un résultat plus que probant. Cette affaire de disparition, pour rocambolesque qu’elle soit, n’ébranle pas la police française qui fait face chaque année à quelque 50 mille enfants perdus de vue ! Dans ce Paris des mirages, de telles proies, de surcroît faciles, inspirent des danses de vautours à de grands fauves rôdant autour des grandes écoles.

A Dakar, loin des lumières, deux DG se livrent à un jeu d’adultes insipide et irresponsable. Le sortant qui est un avocat et l’entrant, un magistrat, semblent se tromper de prétoire. Par presse interposée, Me Moussa Diop et Oumar Boun Khatab Sylla s’accusent de tous les péchés d’Israël. D’ailleurs, plus ils parlent, plus ils s’enfoncent. Une autre danse de vautours sur le dos d’une entreprise publique pas au mieux de sa forme. De la Sotrac à Dakar Dem Dikk, le « vert » PS a viré au « bleu » PDS, puis au « marron-beige » APR. Le problème reste le même. La mauvaise gouvernance de la compagnie de transport public continue de défier le temps et l’espace. On se demande finalement s’il y a un pilote dans l’avion au regard des graves révélations faites par les deux directeurs généraux. Ils se sont invectivés, laissant de côté le cœur de métier : le transport qui a plutôt besoin de l’expertise et de la lucidité. Le contexte défavorable que nous vivons exige d’un Top Management responsable, créativité et efficacité. « J’ai prescrit au gouvernement de rester dans le temps de l’action, qui signifie fast-tract, travail et résultats. » Petite phrase tirée du dernier message de nouvel an du président Macky Sall. La prescription présidentielle reste valable pour les directeurs généraux de société. Il y a de quoi prendre des mesures avant qu’il ne soit trop tard. Eviter à tout prix l’embourbement irréversible voire la faillite pure et simple de Dakar Dem Dikk. Dem-Dikk : rien ne sert de courir, il faut partir à point.

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