AFFAIRE DU LYCÉE AHOUNE SANÉ : LE CUSEMS SE SAISIT DU DOSSIER

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PRÉSIDENTIELLE 2019

Le Cadre unitaire des syndicats d’enseignants du moyen-secondaire (CUSEMS) se saisit de l’affaire concernant le proviseur, le censeur et un surveillant du Lycée Ahoune Sané de Bignona (Ziguinchor, sud) relevés de leur fonction hier mercredi. Ledit syndicat qui ne veut pas d’une enquête orientée, regrette des sanctions administratives « précipitées », qui laissent aujourd’hui ce lycée sans administration à Bignona.

En tournée dans le Sud du pays, Abdoulaye Ndoye, Secrétaire général du CUSEMS, réagit au micro de Sud fm. Et, il ne cache pas sa colère. « Nous avons noté qu’une plainte a été déposée par l’IA (Inspection d’académie) de Ziguinchor, se fâche-t-il. Maintenant, nous en tant qu’organisation syndicale, nous sommes là pour défendre le système éducatif. Nous défendons aussi bien l’établissement, les chefs d’établissement, les élèves, donc le système. On ne peut pas accepter que l’enquête soit orientée. Nous exigeons toute la transparence sur la question. On ne doit pas également se tromper dans la chaîne de désignation des coupables. Il ne faut pas que des innocents soient sacrifiés. »

Deuxième élément, indique Ndoye, « aujourd’hui le fait de relever le proviseur, le censeur et le surveillant, nous avons aujourd’hui, un lycée sans administration. C’est pourquoi, nous avons dit que (face) à ce genre de situation, il faut des mesures réfléchies, intelligentes. » Fort de ce fait, le CUSEMS exige que « toute la lumière soit faite ». D’autant que, fulmine son général, « nous sommes étonnés de la précipitation avec laquelle l’affaire a été gérée. Autant ils se sont précipités pour relever l’administration, autant ils doivent faire vite pour clarifier la situation. C’est une demande forte du CUSEMS. »

Les concernés ont été relevés « à titre conservatoire ». Ce, pour mention à caractère politique (Sonko président) sur les copies des épreuves de composition.

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