AFFAIRE GBAGBO, SITUATION EN PALESTINE, PLAINTE DE SONKO... : FATOU BENSOUDA ASSÈNE SES VÉRITÉS

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Ex procureure de la CPI

Au Sénégal depuis quelques jours, l’ex procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda a, ce samedi, fait face à la presse pour revenir sur ces dossiers qui ont été déposés sur sa table et qu’elle a eu à connaître. Sur la plainte de Ousmane Sonko contre l’Etat du Sénégal, suite aux évènements tragiques qui ont eu lieu dans le pays au mois de mars dernier, la procureure générale a d’emblée précisé que dans leur jargon, on parle plutôt de communiqué.

Et, ajoute-t-elle, conformément aux dispositions de l’article des textes qui régissent la Cour, toute personne a le droit de saisir la Cour. « Nous sommes, présentement, en train de vérifier les informations qui nous ont été données. Nous avons l’obligation de réunir tous les éléments afin de voir si la Cour a les compétences d’agir ou pas. Nous sommes dans la phase de l’analyse des éléments. La loi nous l’exige. Nous devons mesurer la gravité des faits avant d’agir », a expliqué la procureure générale de la Cour pénale internationale.

S’agissant de l’affaire Laurant Gbagbo et Charles Blé Goudé, elle a fait savoir qu’elle ne regrette rien de tous les actes qu’elle a eus à poser pour la manifestation. À l’en croire, elle n’avait rien contre ces personnes mais, en tant que procureure, elle a fait son travail.

« Quand, ils ont été acquittés en première instance, j’ai interjeté appel pour contester la décision qui a été rendue. Je n’ai rien contre eux mais, en tant que procureure, j’avais le droit de faire ce que les textes me conféraient. Il est de mes compétences de dire, je ne suis pas d’accord avec telle décision. Tout procureur a le droit d’interjeter appel s’il n’est pas satisfait de la décision qui a été rendue », rappelle-t-elle.

Fatou Bensouda a, lors de son face à face avec la presse, abordé la question de la Palestine. Et c’est pour annoncer qu’une enquête a été ouverte et, elle est en train d’être menée convenablement.

À l’en croire, c’est la Palestine qui avait saisi la Cour depuis 2015 mais, il y a juste deux mois quand elle a commencé le travail. Étant à la fin de son mandat à la tête de cette juridiction internationale, Fatou Bensouda s’est dit satisfaite de son bilan. Même si, reconnaît-elle, son travail n’a pas été de tout repos. Ce, d’autant plus qu’elle avait des difficultés pour bénéficier de la coopération des témoins.

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