AFFAIRE KÉMI SÉBA : LES PRÉCISIONS DE SON AVOCAT

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L’ACTIVISTE BLOQUÉ À L’AIBD

Kémi Séba, l’activiste franco-béninois, est toujours retenu à l’aéroport et risque d’être, une nouvelle fois, expulsé du pays. Dans tous leurs états, ses camarades de l’ONG Urgences panafricaines se prononcent ce lundi matin, 24 février, animant une conférence de presse, à 10 heures.

Déjà, l’avocat de l’activiste, Me Cheikh Khoureyssi BA qui monte au créneau, dénonce l’acte, avec « la dernière rigueur ». « Kémi Séba n’a pas été arrêté mais juste bloqué, précise-t-il, d’emblée, sur les ondes de Sud FM. Il venait répondre à une convocation de la justice pour son procès qui s’ouvre, ce lundi. Et on lui a opposé l’arrêté d’expulsion dont il a fait l’objet en septembre 2017, il y a 3 ans, en lui expliquant que cet arrêt continuait son entier effet. Ce qui n’est pas vrai. »

Au contraire, assène la robe noire, « l’arrêt est caduc parce qu’un arrêté doit être motivé, la motivation, à l’époque, c’était trouble à l’ordre public. 3 ans après, c’est comme si vous sortez une ordonnance d’un médecin pour la soumettre à un pharmacien, il ne vous vendra certainement pas le produit. C’est exactement ce qui s’est passé parce qu’à l’époque on pouvait parler de trouble à l’ordre public. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Récemment, vous avez entendu le président français, en parlant de l’éco, disait qu’ils avaient entendu la jeunesse africaine, celle-ci, c’est Kémi Séba notamment sur le problème du F CFA. »

BA de poursuivre : « Son procès, c’est celui du F CFA qu’il avait gagné haut la main, il n’avait même pas été relaxé mais renvoyé des fins de la poursuite sans peine ni dépens parce qu’il n’y avait pas de délit constitué. Maintenant, ils l’ont expulsé. Aujourd’hui, on nous parle non seulement d’un arrêt caduc mais on n’oublie que Kémi Séba n’est pas interdit de séjour, il n’est pas déclaré personae non grata. Donc rien ne s’oppose à ce qu’il entre sur le territoire sénégalais d’autant moins que la loi est supérieure à l’arrêté. Vous avez une loi qui dit que quand une personne est citée à comparaître, elle doit se présenter sauf excuse valable. En face, vous avez un vieil arrêté datant de 3 ans. Il n’y a pas photo. Pourtant, en ce moment, ils sont en train d’exécuter la mesure. Ce garçon est victime d’un système assez inique, et ignoble à la limite. Il convient de le dénoncer avec la dernière rigueur ».

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