AFFAIRE NDINGLER : UNE AUTRE FRONDE CONTRE BABACAR NGOM À DJILAKH

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LITIGE FONCIER

L’homme d’affaires Babacar Ngom fait face à une nouvelle vague de contestations dans le dossier de Ndingler. Mais, cette fois-ci, la grogne provient d’une frange des populations de Djilakh alors qu’une autre partie de ce village avait clairement manifesté son soutien au patron de SEDIMA, dans le litige foncier qui l’oppose aux paysans de Ndingler.

En conférence de presse hier, dans un hôtel dakarois, des ressortissants de Djilakh, réunis au sein du Collectif pour la défense des intérêts de leur village, récusent le titre foncier (TF) de Babacar Ngom, obtenu sur leurs terres. « Il est impossible d’obtenir un TF dans cette localité qui est une zone agricole. Babacar Ngom a obtenu ce TF de manière frauduleuse. La volonté de Djilakh est d’être rétablie dans ses droits. Il faut que ce TF soit cassé », a déclaré le président du Collectif, Djibril Sène.

Pour lui, la surface de près de 300 hectares obtenue par le patron de SEDIMA devrait rester dans le domaine national. « À ce jour, il n’y a aucune loi au Sénégal qui autorise de vendre les terres du domaine national », déclare M. Sène. Le 3 mai dernier, des violences avaient éclaté entre des paysans de Ndingler et les vigiles déployés sur les lieux par Babacar Ngom pour sécuriser ses investissements dans cette zone où il prévoit un grand projet agro-industriel.

DES AFFRONTEMENTS DEPUIS 2008

Ce selon Djibril Sène, ce genre d’affrontements ne datent pas d’aujourd’hui. En 2008, des accrochages avaient déjà eu lieu poussant les autorités administratives de l’époque et les populations à discuter et étaient parvenus à trouver des délimitations entre trois communes du département de Mbour : Sindia, Fissel et Sessene. D’après lui, c’est le manque de suivi de ces concertations qui a amené les difficultés actuelles.

Ainsi, M. Sène appelle l’État a prendre ses responsabilités et de régler de manière définitive cette histoire. « Nous avons toujours cru que la solution est administrative. Les autorités ne doivent pas se limiter à des arrêtés préfectoraux. Elle doivent descendre sur le terrain et délimiter ces terres une bonne fois pour toute », a-t-il déclaré.

Au lendemain de ces affrontements, le préfet de Mbour a pris une décision de suspension des travaux engagés sur le site.

Interrogé jeudi dernier par Emedia, en marge d’une rencontre organisée par le club des investisseurs sénégalais dont il est le président, le promoteur Babacar Ngom a dit vouloir les discussions entamées entre les partis se poursuivre pour une issue heureuse.

Pour autant Babacar Ngom, dit attendre la suite qui va découler de la décision de l’autorité de suspendre l’exploitation sur la superficie en question.

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