AFFAIRE PÉTRO-TIM : « NOUS SOMMES RESTÉS SUR NOTRE FAIM »

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JURY DU DIMANCHE

Même si le doyen des juges, Samba Sall est entrée en action et a bouclé l’audition des témoins dans l’affaire Pétro-Tim, Ndèye Fatou Ndiaye Blondin demeure toujours insatisfaite de la manière dont cette procédure a été menée par le maitre des poursuites. « Nous sommes toujours sur notre faim, côté judiciaire. Voir le procureur sortir pour demander des appels à témoin alors qu’il a entre ses mains le rapport de l’inspection générale d’Etat, le rapport de l’Ofnac, est quand même curieux. C’est deux poids deux mesures. Pour des délits de moindres importances, des personnes ne sont pas rentrées chez elles », a expliqué l’ancienne ministre des TIC sous Wade avant de laisser entendre que les personnes impliquées dans cette affaire devraient être arrêtées. « Une justice qui se respecte doit être équitable », dit-elle.

Sur le refus de Ousmane Sonko et de Souleymane Ndéné Ndiaye de déférer à la convocation de la justice, elle indique que cela interpelle la confiance qu’on a en cette justice. « Le ministre Moustapha Diop avait renvoyé les magistrats de la Cour des comptes venus l’auditer. C’est la déliquescence de l’Etat », dit-elle.

Interpellée sur la grève des travailleurs de la SDE et les réquisitions prises contre ces derniers par le président de la République, elle soutient : « C’est une chose qui me semble très bizarre. Comment peut-on inscrire dans la constitution le droit de grève et prendre un décret pour dire que vous n’avez plus le droit de faire la grève. C’est de la blague. Au lieu de discuter des racines, on discute des feuilles. On ne peut pas passer sous silence des malversations qui ont été commises, les accointances. Des combines qui ont été faites ».

Sur le président de la France qui convoque des présidents africains pour une séance d’explications, elle pense qu’il un sentiment antipolitique de l’Etat français.

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