AFFAIRE SONKO/ADJI SARR : « UNE AFFAIRE CIVILE TRANSFORMÉE EN AFFAIRE POLITIQUE »

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LR

Depuis deux semaines, l’affaire Ousmane Sonko - Adji Sarr tient le haut du pavé au Sénégal. Lr du Temps s’est, à nouveau penché sur la question pour analyser les relents politiques de cette affaire. L’un des invités de cette émission hebdomadaire d’Iradio (90.3), le Politiste – Economiste, Dr Chérif Salif Sy déclare : « On a l’impression de voir une affaire civile transformée en une affaire politique. À tort ou à raison ». S’il en est ainsi, c’est parce que, a-t-il estimé, l’un des acteurs principaux en l’occurrence Ousmane Sonko est un homme politique qui s’est inspiré du passé avec des dossiers judiciaires qui ont été politisés par le pouvoir en place. « Je peux comprendre que les choses se soient passées comme cela. Probablement, Ousmane Sonko a tenu compte de ce qui se dit dans notre pays depuis bien longtemps. C’est-à-dire que le pouvoir en place profite souvent des affaires judiciaires pour liquider des adversaires. En ce moment, lorsqu’il y a eu cette accusation de viol, tenant compte de l’affaire Khalifa Sall, de Karim Wade, le leader du Parti Pastef / Les Patriotes a eu le réflexe, tout à fait naturel, de dire : ’’moi on ne m’enlèvera pas comme ça’’ ». C’est ce qui explique, selon M. Sy, le fait que « Sonko a ameuté l’opinion et ses troupes ». Une situation qu’on peut parfaitement comprendre, selon les dires de ce Politiste. « C’est vraiment dommage que cette affaire civile soit transformée en une affaire privée », a-t-il conclu.

Son co-débatteur a la même perception des choses. Omar El-Foutiyou Ba, Spécialiste de la Bonne Gouvernance, estime que la tournure des évènements fait qu’on est en train de s’éloigner de l’essentiel dans ce dossier. « On sent de fil en aiguille qu’on s’est éloigné de la première perception que l’on pouvait avoir de cette affaire. Personnellement, je pense que, prendre les choses de façon simple, pourrait permettre d’y voir clair », a-t-il indiqué.

Selon M. Ba, si cette histoire a pu avoir des relents politiques, c’est parce que le concerné est un adversaire politique. Toutefois, le Spécialiste en Bonne Gouvernance estime que l’attitude normale « d’un homme accusé dans ce genre de choses, sa première réaction devrait être d’aller vite laver son honneur ».

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