AFFI NGUESSAN, TOIKEUSSE ET GUIKAHUÉ RISQUENT LA PRISON À VIE SELON LE PROCUREUR

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CÔTE D’IVOIRE

La justice ivoirienne aux trousses des leaders de l’opposition. En conférence de presse ce vendredi, moins d’une semaine après le scrutin du 31 octobre, le procureur de la République, Richard Adou, a annoncé que trois des principaux leaders de l’opposition ivoirienne sont activement recherchés.

Il s’agit de l’ancien ministre, Albert Mabri Toikeusse, de Pascal Affi Nguessan, ancien Premier ministre et un des candidats ayant appelé au boycott et à la désobéissance civile, mais aussi de Maurice Kakou Guikahué du PDCI, un des lieutenants de l’ex président Henri Konan Bédié, l’autre candidat du front du boycott.

"Tous ceux qui de près ou de loin ont posé des actes qui violent la loi pénale seront poursuivis. C’est lorsqu’il y’a eu annonce à la désobéissance civile qu’il y’a eu mort d’hommes. Alors ceux qui ont lancé l’appel risquent 10 à 20 ans de prison et même la prison à vie. Les populations ne se tuaient pas avant...", a déclaré le procureur près le tribunal de première instance d’Abidjan.

Il leur est reproché de ne pas reconnaitre la réélection d’Alassane Ouattara et d’avoir annoncé la création d’un Comité national de transition, chargé de former un nouveau gouvernement et d’organiser des élections. Ainsi, ils sont visés par une enquête pour « mouvement insurrectionnel », « assassinat » et « actes de terrorisme », selon le maitre des poursuites, qui a annoncé que Toikeusse et Affi N’Guessan seraient « en fuite et activement recherchés ».

Toutefois, certainement en raison de son âge avancé (86 ans) et de son statut d’ancien chef de l’Etat, Henri Konan Bédié, proclamé président dudit CNT, l’organe de transition de l’opposition, « n’est (ni) en état d’arrestation ni assigné à résidence ». Le procureur estime juste que les forces de l’ordre ont bloqué son domicile pour « mettre fin au trouble à l’ordre public ».

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