AÏDA MBODJ : « AVOIR LA PLEINE MESURE DE LA GRAVITÉ DE L’HEURE »

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"Au-delà du soutien, de la cohésion, qu’il est en train de chercher, et qu’il obtiendra, je pense que nous nous devons d’être des sentinelles, son bouclier, pour effectivement, ensemble, vaincre le coronavirus, qui est aujourd’hui le seul ennemi du Sénégal".

La déclaration est faite par Aïda Mbodj, la présidente de l’Alliance nationale pour la démocratie (And)/Sakal ligguey, à sa sortie d’audience avec le chef de l’État, Macky Sall. A qui la députée (non inscrite) a remis la déclaration "d’adhésion’’ de son parti.

Ce, pour dire : "Nous adhérons non seulement à la démarche du président de la République mais aussi nous avons manifesté notre adhésion à la stratégie de lutte contre le coronavirus. Nous sommes des Sénégalais, au moment où toutes les frontières sont fermées, nous nous retrouvons en tant que Sénégal, et aujourd’hui, c’est le Sénégal qui a besoin de lui-même. A partir de ce moment, tous les acteurs, tous les fils du Sénégal ont intérêt à se mettre debout derrière le président de la République. Nous lui avons adressé nos remerciements mais aussi nous avons réaffirmé ce soutien. C’est appréciable parce que je pense qu’il a mené une démarche inclusive, permettant à tout le monde d’être à l’aise dans sa propre démarche. Nous sommes d’accord que tout le monde doit se mettre debout pour suivre les directives édictées."


LE RÔLE DES FEMMES

Interpellée sur le rôle des femmes, Aïda Mbodj a fait part de stratégies déjà mises en place au sein de son parti : "Nous devons dire que depuis le 6 mars, nous avons envoyé des messages. Parce qu’en réalité, la prévention se fait au niveau des femmes. Les femmes ont l’habitude de nettoyer mais comment nettoyer ? Les femmes ont l’habitude d’anticiper sur certaines infections mais comment le faire ? Cela veut dire qu’il ne suffit pas d’avoir la volonté mais il faut savoir le faire. Déjà, au niveau de l’école du parti, nous avons adopté des stratégies au niveau des femmes, maîtresses d’oeuvre dans les maisons, et des jeunes, comme relais, pour savoir désinfecter les locaux. Qu’est-ce qu’il faut faire avec les enfants ? S’auto-confiner. Parce que le Sénégalais avec son vécu n’a pas besoin quand même d’être rappelé à l’ordre."

D’autant plus qu’a-t-elle ajouté pour le déplorer, à leur niveau ils ont déjà "accusé le coup" : "Nous avons perdu Rose Marie Compaoré, du Burkina Faso, une grande dame que nous avions l’habitude de rencontrer. Tout récemment, on était ensemble à Kigali. C’est une de nos collègues. Un de nos collègues ancien ministre aussi a été testé positif. Je pense que comme l’a dit le président dans son discours hier, le virus ne connait pas les barrières sociales. Donc, tout le monde doit avoir peur, et avoir la pleine mesure de la gravité de l’heure".

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