AÏDA MBODJ, SONKO, GUY MARIUS, BARTH’... SIGNENT UN PACTE ANTI-MACKY À BIGNONA

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HOMMAGE AUX 13 VICTIMES DE MARS

Le Mouvement pour la défense de la démocratie (M2D) a organisé, ce samedi, à Bignona, une journée de prière en hommages aux 13 martyrs des évènements du mois de mars dernier. Même si des prières ont été formulées à l’endroit des disparus, les leaders membres de ce mouvement qui sont intervenus n’ont pas raté le chef de l’Etat, Macky Sall, qu’ils considèrent comme étant le responsable des décès qui ont été lors des violentes manifestations.

« Les propos que le khalife général des mourides a tenus lors de la visite de Ousmane Sonko à Touba sont destinés au président de la République, Macky Sall. C’est son régime qui a tué ces jeunes donc, c’est Macky Sall l’unique responsable », a déclaré Barthélémy Dias qui, même s’il n’est pas membre du mouvement M2D, a pris part à cette rencontre en tant que leader de l’opposition et soutien affirmé de Sonko.

Poursuivant son speech, Barthélémy Dias prédit des sanctions contre ceux qu’il désigne comme auteurs de ces crimes. « Ceux qui ont commis ces crimes seront poursuivis et punis. Ils rendront compte tôt ou tard », prévient le maire de Mermoz Sacré-Cœur qui appelle à la résistance parce que, dit-il, « le troisième mandat est interdit. Il n’y aura pas de troisième vague ».

Pour sa part, le député Moustapha Guirassy a exprimé sa désolation de voir, selon lui, le Président Macky Sall et son gouvernement banaliser ces évènements qui ont coûté la vie à des jeunes. Ce, les ramenant aux problèmes de l’emploi des jeunes. « Cela m’a fait très mal. La réponse n’est pas à ce niveau. La réponse devait être beaucoup plus profonde. Les Sénégalais ont soif d’éthique, de morale et de bonne gouvernance. Quand on a une opposition, il faut la respecter. On ne doit pas la réprimer. Ce ne sont pas des milliards et des promesses qui règlent le problème », a soutenu Moustapha Guirassy, invitant le chef de l’Etat sur la transformation profonde de ce Sénégal.

Prenant la parole, Serigne Abdou Bara Doli Mbacké a demandé aux membres du mouvement de s’unir pour prendre le pouvoir à la prochaine élection présidentielle. Aux habitants de Bignona, il a demandé de dire non à l’oppression. Selon lui, le régime en place a pillé les ressources de cette localité, spolié ses terres et veut emprisonner son fils. « Il faut dire non à cela », leur exhorte-t-il.

Dans son discours, Ousmane Sonko, leader du Parti Pastef a dit être venu à Bignona avec le cœur gros. Et selon lui, on a beau être en deuil mais, il est difficile de se retenir quand on voit ce qui se passe dans le pays. Il a réitéré son engagement dans la lutte pour la sauvegarde de la démocratie et de l’Etat de droit. « Ces jeunes ont été arrachés à notre affection par une répression aveugle du régime en place. Nous n’allons jamais les oublier. Nous n’abandonnerons jamais les familles des victimes. Je sais combien vous avez souffert mais, je peux vous assurer que ces sacrifices ne seront pas vains », a dit Ousmane Sonko tout en rassurant que ces crimes seront punis.

Après les allocutions des différents leaders, le mouvement a signé un pacte dénommé le « Pacte de Bignona ». Ils s’engagent à agir collectivement et individuellement pour l’unité nationale, la paix et la concorde. Ce, tout en œuvrant pour la préservation des acquis démocratiques. Aussi, les leaders de M2D s’engagent à bannir tout comportement qui susciterait la haine, la division sur des bases religieuses ou ethniques. Ils promettent également d’écarter toute personne ou tout groupe qui, par l’acte, la parole encouragerait la violence dans l’espace publique.

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