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ALASSANE SECK SCANDALISÉ

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« C’est totalement ahurissant qu’on en arrive là au Sénégal, en 2022 ». C’est par ces propos que le président de la LSDH, Alassane Seck, invité du JDD, a condamné les incidents qui ont émaillé l’installation de la 14e législature, les 12 et 13 septembre derniers.

Toutefois, il note qu’il « fallait s’y attendre », rappelant « qu’il y a eu des prémices avant le parrainage. » Il explique : « il y a eu beaucoup de crispations, de frustrations, qui ont conduit aujourd’hui à cette situation. Depuis deux, trois ans, pour les manifestations politiques, il y a eu beaucoup d’interdictions. Il y a eu récemment les arrestations de Déthié Fall, Mame Diarra Fam, et d’autres, dans la rue. Ils ont été gardés en prison pendant plus de dix jours. Ce n’était pas nécessaire. Cette façon de faire de l’État, qui, à la limite, a fait du ‘’djay doolé’’ (abus de pouvoir), pour nous, c’est des choses qui vont accentuer les frustrations et la crispation. »

Barth et Guy en prennent pour leur grade
En face, des députés de l’opposition en prennent aussi pour leur grade. « Quand j’ai vu Guy Marius Sagna debout sur l’estrade, j’étais scandalisé. Quand j’ai vu Barthélémy Dias, actuel maire de Dakar, qui aurait voulu être président de l’Assemblée nationale, arracher un micro, c’est une image pas jolie du tout. Pour moi, c’est des erreurs de jeunesse, de manque d’expérience, que des gens raisonnables, assez mûrs, ne font pas. »

Ensuite, pour ne rien arranger, « au niveau de l’Assemblée nationale, il y a beaucoup d’indiscipline », a-t-il appuyé, faisant remarquer que « quand quelqu’un parle, l’autre intervient, sans qu’on ne lui donne la parole. C’est un scandale. »

Il va plus loin en commentant l’affaire relative au faux député qui a même pu prendre la parole. « C’est à l’image du pays, de l’administration, a-t-il regretté. Parce que moi, j’ai constaté qu’il n’y avait pas de rigueur au niveau de l’administration. »

Dans ce désordre, il a apprécié l’attitude des trois présidents de groupe parlementaire : Oumar Youm (BBY), Birame Souleye Diop (Yewwi) et Mamadou Lamine Thiam (Wallu), qui ont initié des concertations pour lever le blocage. Le droit de l’hommiste y voit « une amorce de dialogue. » Selon lui, il est possible de « construire quelque chose » à partir de cela.

Dié BA
Pape Doudou DIALLO (Photo)

18 septembre 2022


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