ALERTE SUR UNE REPRISE DE LA GRÈVE, CES SECTEURS QUI POURRAIENT ÊTRE IMPACTÉS

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HYDROCARBURES

Retour sur une chaude semaine ! Les chauffeurs des hydrocarbures ont décrété, mercredi dernier, une grève de 72 heures, causant d’énormes désagréments dont la pénurie de carburant. Des files monstres d’automobilistes et de motocyclistes sont observées dans plusieurs stations d’essence, lesquelles ne pouvaient pas les servir, faute de réserve.

La tension montant d’un cran au fil des jours, ces lieux deviennent le théâtre de scènes de pugilat, accentuées par le ramadan.

Le mot d’ordre a été finalement levé, samedi dernier, 24 avril. Mais, les acteurs doivent se retrouver après-demain mercredi, 28 avril, pour la poursuite des négociations.

Dans la résolution lue par le Secrétaire général du ministère du Pétrole et des Énergies, Adama Diallo, il a été retenu, "pour un approvisionnement correct du pays en hydrocarbures", de "reprendre le travail au niveau des dépôts", mais également "qu’on puisse livrer le carburant au niveau des stations, des centrales de SENELEC pour la fourniture d’électricité mais aussi au niveau de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD)."

Toutefois, a-t-il précisé, les discussions vont se poursuivre. Car, un nouveau rendez-vous a été pris pour aborder les revendications des grévistes. "Nous nous sommes entendus pour voir les conditions de travail des chauffeurs dans les différentes entreprises. Pour cela, le ministère du Travail, dès la semaine prochaine, va faire un contrôle ciblé sur le plan national de ces entreprises pour voir les relations de travail entre chauffeurs et employeurs. Nous avons également retenu de nous retrouver le 28 avril prochain pour démarrer les négociations en vue de conclure la convention collective qui va définitivement normaliser les relations entre employeurs et employés dans le secteur des hydrocarbures", a détaillé Diallo.

Selon des informations, dans les coulisses de ces tractations, il n’est pas exclu que les chauffeurs se braquent de nouveau. En cause, la convention collective en question, avec les chauffeurs voulant être logés à la même enseigne que les pétroliers. Mais, il ne faudrait pas que les chauffeurs restent catégoriques sur ce point-là. Sinon, il y a de grandes chances qu’ils reprennent la grève. Et bonjour les dégâts ! La situation pourrait être catastrophique, allant au-delà de la pénurie de carburant constatée la semaine dernière.

Hier déjà, l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides du Sénégal (UCG) a pondu un communiqué, expliquant qu’en raison de la pénurie de carburant, les bennes à ordures étaient restées au garage.

Cette structure n’est pas la seule à subir les impacts de la grève. D’ailleurs, en trois jours, beaucoup d’autres ont été impactés tels que les ’’tiak-tiak’’, entre autres service de livraison, d’un grand apport dans ce contexte de Covid-19.

En dehors de ces points, il y a aussi celui concernant le secteur de la Boulangerie. Ce qui pourrait empêcher la production du pain, en plein mois de ramadan. Les boulangeries utilisent beaucoup de carburant pour leur fonctionnement, comme plein d’autres services.

La rupture du jeûne risque d’être doublement perturbée, sans pain et sans électricité.

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