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ALIOU SOW PRÊT POUR UNE COLLABORATION FRANCHE

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Le nouveau ministre de la Culture et du patrimoine historique a reçu l’Association de la presse culturelle du Sénégal (Apcs). Aliou Sow dit être entièrement ouvert à la contradiction et n’est nullement à la recherche d’articles complaisants.

Une semaine après sa nomination, Aliou Sow est à fond dans les prises de contact avec les acteurs de la culture. Ainsi, il a reçu, hier, en audience, l’Association de la presse culturelle du Sénégal (Apcs). C’était en présence de son secrétaire général et son Dage. Le ministre, dans son discours, a fait savoir que chaque département a des journalistes spécialisés. Ce qui, à ses yeux, paraît important surtout dans un secteur comme la culture. Il s’engage à collaborer avec les journalistes culturels.

Mais, il s’empresse de préciser : « Je ne cherche pas de relations complaisantes. Le journaliste est quelqu’un qui reste au service de la vérité, au service de la sacralité des faits. Il faut leur ouvrir toutes les portes d’accès à l’information ». Il dit être à l’aise parce qu’il n’est pas un acteur politique qui étiquette les journalistes sur la base de ce qu’ils disent ou de ce qu’ils pensent. « Je suis un homme ouvert à la contradiction », a-t-il précisé. « Je ne fais pas de démenti, je n’ai jamais poursuivi un journaliste. Le pays ne peut pas marcher sans une presse libre, sans une presse assez informée. Tout le monde peut être couché sauf la presse », insiste-t-il. Pour lui, le journaliste n’est pas une caisse de résonnance. De l’avis du ministre, les plus grands journalistes au monde sont en économie ou en culture. « Ce n’est pas évident de parler d’art plastique, de cinéma ou faire une chronique littéraire. Or, un journaliste culturel est aussi un critique littéraire selon son penchant », a-t-il expliqué, avant de s’engager à accompagner l’association dans une « franche collaboration ».

Le ministre a profité de l’occasion pour indiquer qu’il compte dynamiser le secteur de la culture. Et, assure-t-il, « aucune entité ne sera laissée en rade ». Pour plus de transparence, il prévoit d’ailleurs un déjeuner de presse tous les trois mois pour une présentation du rapport trimestriel du ministère et des projets d’envergure comme la relance des festivals qui figure dans l’agenda du successeur de Abdoulaye Diop.

Adama Aïdara KANTÉ

30 septembre 2022


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