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ALIOUNE BADARA BEYE SE FÉLICITE DE "LA POUSSÉE DE LA NOUVELLE GÉNÉRATION"

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Le prix Goncourt a été décerné à l’écrivain sénégalais Mohamed Mbougar Sarr, ce mercredi. Les réactions se multiplient, saluant cette distinction. Le président de l’association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Beye, ne boude pas son plaisir. Il estime que c’est le Sénégal qui est honoré, à travers ce prix, et l’Afrique aussi, puisque la journée de l’écrivain africain sera célébrée le 7 novembre prochain.
Tout en rappelant que c’est la première fois qu’un Sénégalais gagne ce prix, il a souligné que "c’est un travail de longue haleine" qui a été récompense. Mais, a-t-il ajouté, sur Radio Sénégal, l’auteur "était toujours dans la lancée" et "il vient de confirmer aujourd’hui."

"Les jeunes et les femmes sont en train de produire de très beaux livres"

Beye de poursuivre : "quand il était parmi les quatre (finalistes), j’avais beaucoup d’espoir. C’était en pleine conférence, on préparait la journée de l’écrivain africain, j’avais dit que je souhaitais que notre compatriote puisse passer. Nous prions pour lui, cela s’est confirmé. Tout cela nous réjouit et nous conforte dans la procédure que nous avons, surtout la poussée de la nouvelle génération. Je crois en deux catégories d’écrivains : ce sont les jeunes et les femmes. Parce que les jeunes sont en train de produire de très beaux livres, et les femmes aussi. Parce que le livre qui est primé ne peut pas être fait par n’importe quelle maison d’édition. Les éditeurs et ceux qui délivrent ces grands prix regardent le contenu, le contenant mais surtout la qualité de l’ouvrage. Je me réjouis de cette distinction".

"La plus secrète mémoire des hommes", le dernier roman de Mohamed Mbougar Sarr, lui a valu sa récompense, devenant le premier Sénégalais par ailleurs le plus jeune auteur, depuis 1976, à remporter le prestigieux prix littéraire réservé aux auteurs d’expression française.

Die BA

3 novembre 2021