[AMBIANCE DE FINALE] : DANS LES RUES DE DAKAR, ON VIBRE DÉJÀ POUR LES LIONS

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SÉNÉGAL-ALGÉRIE

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Egypte 2019, qui opposera le Sénégal à l’Algérie, ce vendredi, 19 juillet, est sur toutes les lèvres. Plus qu’un sujet favori.

Les supporters collent à l’équipe

Les supporters sont à fond derrière leur équipe nationale. Et le montrent. Le drapeau national n’a jamais flotté aussi haut. Partout. Pas uniquement dans les bâtiments publics ou privés comme les écoles et les palais de justice. Difficile de faire dix pas sans l’apercevoir : Dans la rue, à l’entrée des quartiers, devant les maisons, dans les boutiques, les magasins, et sur les poteaux électriques. Il vient même à vous, fixé sur le toit des véhicules, ou en autocollant sur les motos.

Aux Hlm, il est utilisé à la manière d’un pagne, ceint autour des arbres. Lamine, un jeune habitant de la localité, fait partie de ceux qui ont réalisé le chef d’œuvre, mis en place en perspective de la grande finale tant attendue. Trouvé sur place assis sur une moto, le jeune homme pense déjà à l’ambiance qui y régnera si les Lions battent les Fennecs pour remporter leur premier titre continental. Aux Maristes, des drapelets sont fixés sur les charrettes. Au point E, sur les « pousse-pousse », (chariot à café), tenus par des Guinéens.

D’autres façons d’afficher son soutien aux joueurs en cette veille de match : Certains ont des porte-clés à l’effigie des Lions, d’autres arborent des bandeaux et brassards aux couleurs nationales autour de la tête, des bras ou des poignets. Inutile de préciser que les vendeurs de maillots et autres tee-shirts se frottent les mains. A Petersen, par exemple, le drapelet cédé à 200 F CFA, l’unité, se vend comme du petit pain.

Leurs messages à Aliou Cissé et ses joueurs

Après beaucoup de désillusions, et de larmes, les supporters veulent enfin goûter au bonheur du sacre. Ils prient de tout leur cœur pour. C’est perceptible même au tribunal de Dakar. Serigne Dia, chauffeur de profession, rencontré lors de l’audition de Thierno Alassane Sall, le 17 juillet dernier, dans le cadre de l’enquête sur le scandale pétrolier, compte sur la bande à Sadio Mané pour « semer la joie » dans les cœurs, soutenant que « la vie est très dure ». Laveur de voiture, Mbaye est en pleine activité à côté. Une oreillette de ses écouteurs scotchée et l’autre pendante, le jeune homme invite les Lions « à laver l’affront » surtout après le premier match perdu (0-1) en phase de poule face à l’Algérie. « Se faire battre deux fois de suite par le même adversaire dans la même compétition serait une véritable honte », avertit-il. « On attend la coupe depuis 1960, gagnez enfin », lance Seyni Babacar Sall, le pote à Serigne Dia, en chemise rose et pantalon sombre.

En rasta, Laye Sambou qui se présente comme un sportif, nourrit, lui, des craintes quant à l’absence de Kalidou Koulibaly, pour cumul de cartons jaunes, et confirmée par la CAF suite à un recours déposé par la Fédération sénégalaise de football (FSF). « Le Sénégal va gagner », prédit une vieille dame, en pleine discussion sur la ligne (bus Tata) 75, sa petite-fille assise sur ses jambes, un vuvuzela vert-jaune-rouge en main.

La réponse d’Aliou Cissé en conférence de presse d’avant-match : « La mobilisation de notre peuple est une grosse motivation. (...) Ce qui importe, c’est de remporter cette coupe que nous attendons depuis l’indépendance et la ramener au pays ».

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