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AMINATA ASSOME DIATTA BLOQUE LA HAUSSE DU PRIX

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Le prix du kilogramme du poulet, après abattage, est fixé à 2000 F CFA. La hausse du prix de l’aliment de volaille les a poussé « à agir de la sorte », a justifié dernièrement le réseau des éleveurs du Sénégal. Début février, le collège des producteurs de volaille fustigeait la hausse de l’ordre de 10% du prix de l’aliment, insistant sur le « contexte de crise sanitaire » liée au Covid-19.

Interpellée sur la situation ce vendredi, lors du point de presse qu’elle animait avec son collègue en charge du Budget et des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo, suite à l’adoption en Conseil des ministres de la baisse des prix de certaines denrées alimentaires le ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta, a annoncé avoir pris un arrêté bloquant le prix de l’aliment de volaille pour freiner la surchauffe. Autre flambée constatée sur le marché, celle du prix du kilogramme d’oignon qui est passé de 400 F CFA à plus de 500 F CFA. Les clientes indexent les consommateurs. Ces derniers, se lavant à grande eau, confient qu’ils achètent le sac d’oignons à 10 mille 500 contre 8 mille F CFA, avant. Ils soutiennent, par ailleurs, que cette flambée s’explique par un approvisionnement « insuffisant » du marché.

Sauf que « c’est juste une certaine catégorie de produits dont le prix est administré. C’est-à-dire que le riz brisé ordinaire consommé par plus de 70% des ménages sénégalais, le gaz, aussi le pain, le sucre. C’est une liste limitative. Les produits (poulets, oignons, savon en poudre) dont vous parlez leur prix ne fait pas l’objet d’une administration, a-t-elle souligné. Mais, nous travaillons toujours avec les différents acteurs pour quand même atténuer un peu les hausses éventuelles. Je viens de signer l’arrêté de blocage du prix de l’aliment de volaille. Parce que nous avons noté qu’il y a eu une hausse du prix du sac de l’aliment de volaille qui a un impact sur le prix du poulet. Ce sont des mesures que nous pouvons prendre de façon conjoncturelle mais de façon formelle, organisée, il n’y a qu’une liste limitée de produits. »

En attendant, les baisses concernent le sucre, l’huile et le riz, des denrées fortement consommées. Dans les détails, concernant le riz, le prix du sac de 50 kilogrammes va passer de 15 000 F CFA à 13 750 F CFA, soit une baisse de 1 250 F CFA. Pour le sucre, Abdoulaye Daouda Diallo a rappelé qu’« en fin d’année, le président de la République (Macky Sall) avait pris une mesure importante pour maintenir le prix à 600 F CFA. Entre temps, on a eu encore une pression internationale, qui a fait, qu’on était presque obligés d’aller vers 625 F CFA. Le président a décidé encore de maintenir le prix à 600 F CFA. L’autre baisse concerne l’huile de palme dont le litre qui était de 1 200 F CFA, est ramené à 1 100 F CFA, soit une baisse de 100 F CFA.

Ces importantes mesures ont été prises et ont eu une conséquence notamment sur la mobilisation de nos recettes, par la suspension des droits de Douanes. Pour ce qui concerne le riz, une denrée totalement défiscalisée aujourd’hui par la subvention. »
Parmi les mesures d’accompagnement de la mesure visant à alléger le coût de la vie surtout en perspective du mois de ramadan, Aminata Assome Diatta a insisté sur la sensibilisation.

« Le principe, c’est que dès que les mesures sont prises, elles sont à application immédiate. Donc, nous avons misé sur la sensibilisation. Puisque l’ensemble de ces mesures a été pris après concertation avec les acteurs mais également avec les organisations de commerçants. Hier, (avant-hier, jeudi, ndlr), on était en discussion avec les représentants de ces organisations de commerçants pour nous aider dans la sensibilisation des commerçants pour le respect des prix. Mais, ce que je peux vous dire ici c’est qu’au niveau import, distribution, lors de nos différentes rencontres, nous avons noté une réelle volonté des commerçants à accompagner l’État dans cette volonté de baisse. Donc (ils) vont mettre aussi de leurs côtés l’accent sur la sensibilisation de leurs membres pour inciter tout le monde à respecter les prix. »

Ces mesures ne concernent pour le moment que Dakar en attendant la structuration des prix, pour les régions, qui entrainera « un coût supplémentaire porté à travers le transport, la manutention qui sied ».
Pour finir, elle a insisté sur la « détermination » du chef de l’État, Macky Sall, « à protéger au maximum le pouvoir d’achat des ménages. Donc, toutes les mesures qui seront nécessaires seront prises même s’il y a une évolution au niveau international sur les cours mondiaux ».

Die BA

25 février 2022


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