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CE QUE MIMI TOURÉ VA FAIRE SI LE PROJET DE LOI ARRIVE À L’ASSEMBLÉE

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Lors du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, mercredi 29 septembre, le président de la République, Macky Sall, a instruit le Garde des Sceaux, ministre de la Justice à prendre des mesures d’amnistie. Après cette annonce, tous les regards se sont dirigés vers Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall, tous les deux écartés du jeu politique après des procédures judiciaires. Interrogée sur la question par nos confrères de Rfi, la député, Aminata Touré, a commencé d’abord par aborder le poste de la présidence de l’Assemblée.

« Ce poste m’a été promis et j’avais un accord ferme avec le chef de l’État. (…) Et puis maintenant, on peut mieux comprendre en fait ce qui s’est passé à la lumière des projets d’amnistie de M. Karim Wade », a-t-elle soutenu. Sur une question de savoir comme pour Khalifa Sall, le chef de l’État a ouvert la voie à cette possibilité. « Oui, mais moi, c’est surtout celui de Karim Wade qui m’intéresse parce que j’étais ministre de la Justice à ce moment-là, et peut-être que c’était ça l’obstacle.

Karim Wade avait été condamné pour enrichissement illicite. C’est ça. C’est clair que comme président de l’Assemblée nationale, une telle loi ne répondrait pas à mes critères éthiques, le droit a été dit, et puis visiblement, c’est plutôt une combinaison, pour ne pas dire un deal politique, qui mène à cette amnistie des faits. Et ces faits, poursuit-elle, ce sont des faits graves de détournement de deniers publics », a dit la député. A l’en croire, si cette loi passe à l’Assemblée elle va voter contre, c’est clair.

Cheikh Moussa SARR

30 septembre 2022


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