[AN 17 DU NAUFRAGE DU JOOLA] : « ON S’EFFORCE D’OUBLIER »

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TÉMOIGNAGES DE RESCAPÉS

Outre Ziguinchor, une cérémonie de prières a également eu lieu au cimetière de Mbao, à Dakar. L’émotion chez les parents des victimes reste vive, 17 ans après le naufrage du Joola.

Moussa Daffé, qui a perdu son grand-frère, franchit difficilement le seuil du cimetière des naufragés. « Mon frère s’appelait Youssouf Daffé, il était étudiant à l’UCAD. On vient sur les lieux pour prier. C’est un difficile mais c’est la vie. »

Cheikh Ahmed Tidiane Niang, rescapé du naufrage, est venu assister à la cérémonie de commémoration. « Je travaillais sur le bateau. J’ai côtoyé les disparus. » Il vit mal les accidents notamment celui survenu aux îles de la Madeleine, qui a fait quatre morts. Niang ne décolère pas contre ce qu’il qualifie de « négligences » conduisant très souvent aux drames. « Au fil du temps, on s’efforce d’oublier mais le souvenir de cette tragédie est toujours présent », dit-il, interrogé par iRadio.

Pis, déplore-t-il, au lieu du « changement de comportements, le gain facile est privilégié par rapport à la sécurité ».
Le naufrage du Joola a fait 1863 morts, selon les chiffres officiels.

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