AND XEEX CORONAVIRUS : LA LEÇON DE GUY MARIUS SAGNA

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SANTE

Guy Marius Sagna mène le combat contre le coronavirus. Invité du Grand Jury de Rfm, le membre fondateur du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP)/FRANCE DÉGAGE, de ’’Aar Li Nu Bokk’’, et de ’’Noo lank’’ soutient les mesures prises par le chef de l’État, Macky Sall, pour stopper la propagation du coronavirus. Même si relève-t-il pour le déplorer que celle consistant à fermer les frontières est intervenue tardivement. "Jusqu’à présent, nous sommes rattrapés par cette lenteur à fermer nos frontières parce que tous les jours voyez que la majeure partie des cas sont des cas importés. Cela étant dit nous pensons que toutes les mesures prises sont bonnes mais il reste encore énormément à faire."

Ainsi, il sensibilise les citoyens "malgré la difficulté du contexte, et l’extrême modicité des moyens" au respect des consignes sanitaires et mesures administratives.

Mais en plus de l’instauration, depuis le 23 mars dernier, de l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu de 20 heures à 06 heures du matin, il propose la mise en place d’un système de dépistage massif. "Soit on dépiste tout le monde, soit on dépiste le maximum possible, pour identifier ceux qui sont malades, les soigner, mettre en quarantaine ceux qui ont été en contact avec eux."

Par contre, l’activiste rejette la thèse du confinement général. "La majeure partie des gens sont des journaliers, qui doivent travailler jusqu’à midi pour avoir la dépense quotidienne. Ces gens-là vous les mettez en confinement, c’est les condamner à mourir".

Autre suggestion : Guy Marius Sagna propose, au-delà d’allouer leurs fonds politiques aux dotations de ’’Force Covid-19 du "HCCT, propose la suppression de ces Institutions comme cela a été fait pour le Sénat le 19 septembre 2019 pour lutter alors contre les inondations. A l’en croire, "c’est aujourd’hui que les Sénégalais ont le plus peur, qu’ils sont plus menacés", motive-t-il.

L’activiste, plaidant pour le personnel de santé, interpelle l’État du Sénégal, soutenant que le coronavirus a mis à nu les tares de notre système de santé. "L’agent de santé que je suis, qui a eu à travailler dans un hôpital, et qui, depuis 2013, est agent du ministère de la Santé et de l’Action sociale, a une vision, une compréhension du système de la santé que peut-être ceux qui ne sont de ce ministère, ne savent pas. Nous voyons les choses de l’intérieur, et c’est que ce corona nous tombe dessus dans un moment où les conditions ne sont pas très en notre faveur. Je le dis pour les citoyens qui banalisent la maladie, qui ne respectent pas les consignes sanitaires pour leur dire qu’alors que l’OMS dit qu’un hôpital devrait polariser 150 mille habitants, nous au Sénégal, nos hôpitaux polarisent 542 mille habitants avec une surcharge de 392 mille habitants. Et au lieu d’un infirmer pour 300 habitants, nous en avons un pour 8 mille habitants. Il faut régulariser les contractuels, les recruter dans la Fonction publique. Pour moi, cela fait partie de la motivation."

Aussi, selon lui, la leçon à tirer de cette crise, "l’humanité entière, l’Afrique en particulier, ne peut pas continuer avec ce système capitaliste monde, et le néocolonialisme en Afrique. Parce que si les pays dits les plus grands coupent les ponts car eux-mêmes ayant des besoins importants, qu’est-ce qu’on fait ? Cela pose la question de la souveraineté alimentaire."

Quid de la contribution qui serait jugée dérisoire du secteur privé sénégalais dans l’effort de guerre ? "Vous ne pouvez pas donner les marchés les plus importants aux investisseurs privés étrangers et demander que le privé national qui en fait est marginalisé, qu’il puisse donner davantage."

Ce qui fait, tranche-t-il que "nous persistons à dire France dégage. Il est temps aujourd’hui d’avoir une politique de patriotisme économique. Il faut mettre en avant nos industriels, nos petites et moyennes entreprises".

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