ANNIVERSAIRE : MACKY II BOUCLE SON PREMIER TOUR

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POLITIQUE

An 1 pour Macky 2 ! Il y a un an, jour pour jour, que les électeurs sénégalais portaient, pour la seconde fois, le président de la République, Macky Sall, à la tête du pays, à l’issue d’une élection qui aura mobilisé beaucoup d’énergie et de tensions. Vainqueur, dès le premier tour à plus de 58%, le candidat de la coalition Benno Book Yakaar était alors arrivé largement devant l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, alors classé deuxième avec 20,50%, son meilleur score pour sa troisième tentative et le candidat, moins expérimenté, Ousmane Sonko, qui fit alors une première entrée mémorable avec 15,67%.

Le professeur Issa Sall du PUR (4,07%) et Me Madické Niang (1,48%) ont bouclé le classement d’une course à cinq, dont les candidats du PDS, Karim Wade, et de l’autre frange du PS, Khalifa Sall, ont été écartés quelques semaines plus tôt, renforçant ainsi les suspicions contre le candidat à sa succession, Macky Sall, accusé d’écarter des adversaires potentiellement dangereux.

Au soir du dimanche 24 février, avec un taux de participation record qui frisait les 67%, la coalition au pouvoir a très tôt engagé la bataille de la communication en envoyant au front son directeur de campagne, l’ex premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, proclamer victoire, coupant l’herbe sous les pieds de l’opposition qui espérait un second tour. « Nous sommes vainqueurs avec plus de 57% des voix. Nous avons compilé par nos systèmes de dépouillement la presque totalité des résultats qui nous ont été remontés depuis les bureaux de vote », assurait-il, dans la soirée, au siège de l’APR, entouré des leaders de la coalition BBY.

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Malgré les contestations, ses résultats furent confirmés quelques jours après, à 1% près, par la Commission nationale de recensement des votes, qui renforçait même la victoire du président Sall, à 58,26 % des voix, pour un deuxième mandat de cinq ans, et plus tard par le Conseil constitutionnel, sans contestation des candidats de l’opposition, qui se sont accordés pour ne pas déposer de recours, même s’ils se refusaient tous de ne pas reconnaitre les résultats. « Le candidat sortant a confisqué la volonté du peuple souverain et il sera seul à en assumer les conséquences, face au peuple et face à l’histoire », dénonçait Idrissa Seck.

Cela n’empêchera pas son ancien camarade au sein du PDS de rempiler pour un nouveau bail au palais de l’avenue Roume. Au point d’ailleurs de soulever un autre débat sur une volonté qui lui est prêtée de briguer un troisième mandat avant même qu’il n’ait bouclé le premier des cinq tours de celui en cours...

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