APPLICATION DU CODE DE LA PRESSE : LA MAUVAISE VOLONTÉ DE L’ÉTAT POINTÉE DU DOIGT

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MÉDIAS

Voté et promulgué depuis 2017, le nouveau Code de la presse n’est toujours pas entré en vigueur. Son application accuse un énorme retard dans un contexte où les acteurs de la presse s’évertuent à assainir leur profession. Le Secrétaire général du SYNPICS, Bamba Kassé, dit ne pas comprendre pourquoi l’application des textes de ce code tarde à être effective. Pour lui, cette situation relève de la mauvaise volonté du Gouvernement.

« Il y a un dilatoire manifeste. J’irais même plus loin. C’est un projet funeste, dont l’objectif final est de maintenir les journalistes dans la précarité, dabs la pauvreté pour mieux les manipuler », a déclaré Bamba Kassé, animant le thème « code de la presse, enjeux, textes d’application et perspectives ». C’était, ce jeudi, à l’occasion d’un séminaire de renforcement des capacités organisé par la Convention des jeunes reporters du Sénégal avec la fondation Friedrich-Ebert.

Pour sa part, le premier vice-président de la CJRS, chargé de la formation, Migui Maram Ndiaye rappelle que le code, voté en 2017, dort depuis lors dans les tiroirs du président de la République. Ce, d’autant plus que lequel code attend la signature des décrets d’application. « Nous pensons qu’il y a un manque de volonté manifeste de la part des autorités étatiques. C’est vrai que nous sommes en pleine guerre contre la Covid-19 mais il nous a dit qu’il faut apprendre à vivre avec le virus. Les journalistes sont en train de faire un travail remarquable, donc c’est le moment de signer les décrets d’application », a plaidé Migui Maram Ndiaye qui, dans le même sillage, a interpellé directement le président de la République et le ministre de la Culture et de la Communication afin qu’ils fassent bouger les choses et accèdent à la requête des professionnels des médias et de la communication.

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