APRÈS LA HIÉRARCHIE MILITAIRE, DOUMBOUYA À L’ASSAUT DE LA PRESSE

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Guinée

Le siège du journal Djoma Média a fait l’objet d’une descente musclée, le 9 octobre 2021, par less Forces spéciales qui ont renversé Alpha Condé. Selon Jeune Afrique, qui a pris langue avec le directeur de la station, Kalil Oularé, les militaires voulaient « vérifier une information faisant état du stationnement de véhicules volés dans l’enceinte ». Le Pire, informe la source, est qu’ils n’avaient ni mandat ni ordre mission. Ce qui a fait que la situation avait fini par dégénérer quand les policiers qui montaient la garde devant l’entrée s’y sont opposés. Des renforts, avec à leur tête le colonel Amara Camara, qui dirige la Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) numéro 21 du quartier populaire de Cosa, sont alors arrivés pour prêter main forte aux policiers.

Des affrontements ont éclaté entre les deux unités et des coups de feu ont brièvement été entendus. Deux hommes ont été blessés.

Il faut dire que cette station est jugée proche du président déchu Alpha Condé. Son patron, Kabinet Sylla – surnommé « Bill Gates » – était intendant à la présidence sous l’ancien chef de l’État. Après avoir renversé l’ancien président Alpha Condé, le 5 septembre, Mamadi Doumbouya assurait qu’il « n’y aurait aucun esprit de haine, ni de vengeance de chasse aux sorcières ». Mais pour la presse, il semble que les actes n’aient pas suivi les paroles.

D’ailleurs, la prestation de serment du nouveau Premier ministre, Mohamed Béavogui, a été interdite aux journalistes, exception faite de la RTG, le média d’État. Cela avait déjà été le cas pour celle de Mamadi Doumbouya lui-même ou lors des concertations nationales avec les forces vives du pays.

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