ARRESTATION D’UN "JUNGLER" GAMBIEN AUX ETATS-UNIS : LE GOUVERNEMENT EXULTE

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GAMBIE

Au lendemain de l’inculpation, aux Etats-Unis, de Michael Sang Corréa, membre de l’escadron de la mort dénommé « les junglers », les autorités gambiennes réagissent et parlent d’une « étape majeure » dans la justice transitionnelle. Par ailleurs, la Gambie se dit reconnaissante aux Etats-Unis pour cette collaboration afin que justice soit rendue aux victimes. L’ancien soldat Michael Sang Corréa a fui la Gambie au lendemain de la chute de Jammeh.

BANJUL - Dans un communiqué de presse publié ce vendredi soir, la Gambie exprime toute sa satisfaction de voir Michael Sang Corréa, 41 ans, inculpé aux Etats-Unis pour des présumés crimes commis dans son pays.

« La Gambie est particulièrement reconnaissante au gouvernement américain pour son soutien et sa coopération sans faille, notamment dans le processus de justice transitionnelle en cours », peut-on lire dans ledit communiqué. Pour Banjul, cette inculpation est une « étape juridique majeure et un signal fort" pour ceux pensent échapper à la justice. Cela illustre que peu importe où ces crimes sont commis et où se cachent les coupables, des mécanismes internationaux les atteindront ».

CLIN D’ŒIL

S’agissant de son procès, la Gambie se dit disposée « à coopérer » avec les autorités américaines. Dans cette note, le ministre lance un clin d’œil aux autres « junglers » en fuite, ces escadrons de la mort sous Jammeh accusés de plusieurs crimes en Gambie. Les autorités les encouragent à se signaler afin de saisir la chance que leur offre la justice transitionnelle pour venir témoigner devant la Commission de réconciliation. « Vous pensez vous soustraire à la justice mais vous ne pouvez vous cacher à vie », a prévenu le ministère gambien de la Justice.

Pour rappel, Michael Corréa avait été interpellé en septembre dernier pour entrée illégale aux Etats-Unis avant d’être inculpé ce jeudi pour les crimes présumés commis en Gambie. L’année dernière, 8 membres de ce groupe d’exécutants de sale besogne avaient été entendus devant la Commission de réconciliation. Parmi eux, 5 sont aujourd’hui élargis en attendant les recommandations de ladite structure.

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