AUDIO - ABLAYE MAKHTAR DIOP : « LE POSTE DE PM N’EST PAS UNE INSTITUTION »

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REPLAY JURY DU DIMANCHE

Invité de l’émission le « Jury du dimanche », Abdoulaye Makhtar Diop, renseigne que l’assemblée nationale se prépare de manière très sereine pour la plénière des réformes constitutionnelles portant sur la suppression du poste du Premier ministre. « Le président de la république a fait approuver ce projet de loi qui est arrivé sur le bureau du président de l’Assemblée. Le mardi prochain la commission des lois va se réunir et le samedi, ce sera la plénière. C’est une procédure d’urgence prévue par la constitution. Et quand on parle d’urgence, cela veut dire que tous les autres points susceptibles d’être inscrits à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale sont suspendus ou reportés », a expliqué le 5e vice-président de l’Assemblée nationale.

A l’opposition qui reproche au président de la République de n’avoir pas organisé une discussion avant d’envoyer le texte à l’Assemblée nationale et n’avoir pas choisi la voie référendaire, Abdoulaye Makhtar Diop dira : « Le choix de la voie référendaire, c’est la constitution qui en laisse la latitude au président de la République. « Si vous prenez la majeur partie des responsables de l’opposition, ils ont tous été au pouvoir. Macky Sall, président de la République, n’a pas écrit cette constitution. Les dispositions dont on parle sont dans cette constitution depuis 1961. Le choix du référendum ou de la voie parlementaire est organisé par la constitution ».

Dans le même sillage, il a rappelé que le poste de Premier ministre au Sénégal n’est pas une institution mais plutôt un organe de l’exécutif. Il est délégataire de pouvoir. Si c’était une institution comme le gouvernement, j’aurais dit il faut aller à un referendum. A la question de savoir s’il pense qu’il peut y avoir un remake du 23 juin avec ce projet de loi, le député renseigne que le 23 juin 2011, ce sont les conditions d’élection du vice-président et de son remplacement qui étaient à l’origine des émeutes.

« Quand Abdoulaye Wade nous avait présenté le texte en conseil des ministre, j’étais le seul ministre d’Etat à avoir pris la parole pour lui dire que ce texte n’est pas bon. Parce que il est dit que le président de la république et le vice-président sont élus sur le même ticket mais si le vice-président décède ou démissionne, le président de la République nomme son remplaçant par décret. Dans le même texte constitutionnel », a rappelé M. Diop avant de faire savoir que la suppression ou le maintien d’un poste de premier ministre n’entre pas dans ce qu’on appelle le bloc de constitutionnalité qui renferme le fondamentaux dans une République.

Vous pouvez réécouter ici l’intégralité de l’émission, en attendant la version vidéo sur notre chaine YouTube :

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