AUDIO - EN QUOI LA SUPPRESSION DU POSTE DE PREMIER MINISTRE VA CHANGER LE VÉCU DES SÉNÉGALAIS

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REPLAY LR DU TEMPS

Les arguments avancés par le gouvernement concernant la révision constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre, tiennent la route, défendent Mouhamadou Dia, professeur de Philosophie et journaliste, et Ass Mamoune Sèye, spécialiste en communication social. Tous les deux (2) invités de ce dimanche, 5 mai, de l’émission Lr du temps, présentée sur iRadio par Alassane Samba Diop.

« Cette suppression du Poste de Premier ministre aura un impact, assure Ass Mamoune Seye. Dans le gouvernement en dehors du ministre, il y a ce fameux Secrétaire général où il peut y avoir un retard. Tu déposes un dossier au niveau du Secrétariat avant qu’il n’arrive au ministre, je prends l’exemple de la construction d’un lycée au niveau de Rufisque extension, ça fait un an que le domaine est réglé, le terrain trouvé mais à cause de lenteurs administratives, ce lycée-là n’a toujours pas vu le jour. Les dispensaires, c’est pareil. Donc, si le Chef de l’Etat veut suivre et évaluer directement, je pense que si nous avons un bon Secrétariat général de la Présidence, les dossiers arrivent mieux. Ça, c’est la volonté mais il reste la réalisation. L’impact recherché pour les populations doit être un crédo pour le président de la République. »

La réforme de l’administration

La question de fond est la réforme de l’administration, souligne Mouhamadou Dia. « C’est une administration vraiment efficace au service du développement parce qu’on connait les lenteurs de l’administration. »
Ingénieur de formation, il soutient que le président a pu suivre lui-même certains chantiers où il pouvait aller lui-même et discuter. Ce qu’un autre président qui n’a pas cette formation n’aurait pas pu faire. Et là, s’il a initié ce projet de loi pour être encore davantage en première ligne, c’est bien parce qu’il compte faire un bilan. Il sait qu’il a un mandat de cinq (5) ans et c’est très court. Il y a certains projets, on me dit qu’il faut au moins deux (2) ans pour ficeler complètement un projet, financement compris, pour entamer sa réalisation. Il y a beaucoup de retards, on l’a vu avec l’université Amadou Makhtar Mbow, à Diamniadio, etc. C’est un scandale parce que si on veut aller très vite, on ne peut pas se permettre de perdre du temps quand les financements sont disponibles et qu’il suffit simplement de respecter un calendrier. Et là, le président Macky Sall a raison de vouloir vraiment prendre les choses en main. » D’autant « qu’il l’a déjà fait pour le septennat. S’il ne l’avait pas fait, il n’aurait pas eu ce bilan-là. » Mouhamadou Dia liste le pont sur la Gambie, l’Autoroute Ila Touba, la finalisation des 70 % de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Pour l’heure, prône-t-il, « il faudrait imposer un rythme à toute l’administration (mais) ça, ce n’est pas gagné. »
Le Sénégal doit rester ferme dans son refus d’appliquer la vérité des prix exigée par le Fonds monétaire international (FMI), indiquent-ils. Aussi, souligne Mouhamadou Dia, « aujourd’hui, le problème de l’emploi est « colossal ».

Vous pouvez écouter ici l’intégralité de l’émission, en attendant de pouvoir la suivre en version vidéo sur notre chaine YouTube :

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