[AUDIO & VIDÉO] - 2020, ENTRE DUELS, SÉPARATION ET RECOMPOSITION

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Rétro politique

2020 aura été une année politique malgré la pandémie de Covid-19. L’événement majeur a été le dernier remaniement opéré par le chef de l’État, Macky Sall, au mois de novembre, et qui a vu l’entrée dans le gouvernement des partis d’opposition comme le Rewmi d’Idrissa Seck et l’alliance de ce dernier avec le président de la République. Cette donne a entraîné une nouvelle recomposition de la scène politique avec notamment les alliances en gestation dans l’opposition comme dans le camp du pouvoir. Retour sur quelques moments repères.

Macky Sall hué à Londres

La vidéo avait fait le buzz sur les réseaux sociaux. Le président Macky Sall, qui s’exprimait devant ses partisans à Londres, au mois de janvier, avait été brutalement interrompu dans son discours. Mbayang Camara, qui a posé cet acte jugé "héroïque", s’était par la suite exprimée dans les médias relatant les détails de sa prouesse. À l’époque, l’activiste Guy Marius Sagna, était encore en prison. Ce que la dame ne parvenait pas à digérer, raison de ses huées.

Création du Parti des Libéraux et démocrates (Pld), And Suqali

Après leurs bisbilles avec Me Abdoulaye Wade, Secrétaire général du Pds, Oumar Sarr, Babacar Gaye et Me Amadou Sall avaient lancé le processus de lancement de leur parti. Celui-ci s’appelle : parti des libéraux et démocrates (PLD)/And Suqali. Le récépissé dudit parti avait été déposé, au mois d’août 2020, à la préfecture de Dakar. La création de ce parti a été le facteur déclencheur de leur rapprochement avec le président d la République qui, au dernier remaniement, leur a octroyé le poste de ministre des Mines et de la Géologie qu’occupe l’ancien coordinateur du Pds, Oumar Sarr.

Remaniement ministériel, retour en zone d’Idrissa Seck

Après sa réélection, au mois de février 2019, Macky Sall procédait au premier remaniement du quinquennat, à la fin du mois d’octobre, 2020. Mais les changements opérés par le chef de l’Etat à cette période ne se limitaient pas uniquement au niveau des ministres. Puisqu’au niveau du Conseil économique social et environnemental (Cese), il y avait porté son farouche opposant, dans un passé récent, en l’occurrence Idrissa Seck. Une décision qui avait surprise plus d’un.

Pour le bilan de ce remaniement, il faut retenir que ce sont sept départs, neuf arrivées, quatre changements de postes et finalement peu de nouvelles têtes. L’attelage gouvernemental est composé de 33 ministres et 4 secrétaires d’État nommés par le président Macky Sall.

Recomposition politique

Au mois de novembre, 2020, nous avons aussi assisté à des ruptures d’alliance au sein de l’opposition. Celle de la coalition « Jotna » dirigée par le président du parti « Pastef les patriotes », en est une illustration. En effet, après une audience au Palais avec le chef de l’Etat, l’ancien candidat déclaré et recalé à la présidentielle de 2019, Boubacar Camara, décide de quitter Ousmane Sonko pour lancer sa propre coalition dénommé « TABAX ». C’est lui-même qui avait fait l’annonce dans un communiqué.

Le mois de novembre a aussi été réconciliant acteurs politiques. Comme le dit le dicton « tout est bien qui finit bien ». Me Moussa Diop et Barthélémy Dias ont fumé le calumet de la paix. C’est le leader du Pastef / Les Patriotes Ousmane Sonko qui avait joué les bons offices entre le maire de Mermoz Sacré Cœur et l’ancien DG de Dakar Dem-Dikk.

Ousmane Sonnko - Khalifa Sall, nouvelle alliance en gestation ?

La rencontre entre les opposants Ousmane Sonko, leader de Pastef, et Khalifa Sall, ancien maire de Dakar et chef de file de la coalition Taxawu Sénégal, avait été largement commentée par les quotidiens de la place. Elle s’était déroulée le 8 décembre. Vont-ils vers une alliance ? , s’interrogeait le journal Libération, au lendemain de leur rencontre ? Réponse de Barthélémy Dias, un proche de Khalifa Sall dans le même journal : « Ils ont choisi, ensemble, de marcher vers l’essentiel ».

Assemblée nationale à huis clos : La COVID 19 dicte sa loi

Suite au décès de la députée de la mouvance présidentielle, Marie Louise Diouf, lié à la Covid-19, la plénière de la session budgétaire 2021 s’était déroulée à huis clos pour le reste. C’était une première dans l’histoire de cette institution. Ainsi des votes du budget comme celui du ministère du Com­merce, des petites et moyennes entreprises, dirigé par Aminata Assome Diatta, s’était passé sans la présence de la presse à l’exception de la Rts, encore moins de public. Même le nombre de parlementaires autorisés à siéger a été réduit. C’est sans doute pour éviter une probable contamination de masse à l’Hémicycle.

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