AUDITION DE SONKO PAR LE DOYEN DES JUGES : LES DOUTES DU PROFESSEUR KHOUMA

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JURY DU DIMANCHE

L’annonce a été faite, à la veille de l’examen, en plénière à l’Assemblée nationale, du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire dite des 94 milliards F CFA, par Ousmane Sonko lui-même, soutenant qu’il a été entendu par le Doyen des juges.

L’opposant disait, jeudi dernier, s’adressant à ses militants. « Je vous présente mes excuses parce qu’on m’a dit que certains d’entre vous sont présents ici depuis 11 heures. J’aurai aimé être là plus tôt que prévu mais, si j’ai accusé du retard, c’est parce que j’ai été convoqué par le Doyen des juges. Je reviens du tribunal. Il m’a auditionné. Il m’avait convoqué à 17 h. J’ai, devant lui, confirmé toutes les déclarations que j’avais faites dans la plainte à la virgule près. Il a fixé la consignation. Mamour Diallo et ses proches seront traduits devant le tribunal ». Après Sonko, à qui le tour, se demandait-on le lendemain.

Une précision de taille est faite par Pr Ousmane Khouma, maître de Conférences-titulaire en Droit public à la Faculté des Sciences juridiques et politiques (FSJP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), dans le Jury du dimanche (JDD), émission de Mamoudou Ibra Kane, sur iRadio et Itv, ce 13 octobre : « A partir du moment où la commission d’enquête parlementaire commence, la procédure judiciaire ne peut pas démarrer. Maintenant que celle-ci a terminé, rien n’empêche qu’il y ait une procédure judiciaire, de ce qui ressort du rapport ».

Mamour Diallo compte lancer l’offensive dès la semaine prochaine, après l’annonce de son avocat Me El Hadji Diouf, qui attendait les conclusions de ladite commission pour passer à l’acte. Conclusions qui l’ont d’ailleurs blanchi. En face, contre-attaque Ousmane Sonko, entouré de ses soutiens : « Je ne peux pas être dans une position défensive puisque c’est moi qui ai porté plainte. J’attends que la justice tranche ».

Pour rappel, le député-leader de Pastef Les Patriotes, avait refusé de déférer à la convocation de ladite commission. « Il est libre de déférer ou non à la convocation de la commission d’enquête. Rien ne l’y oblige », rappelle le juriste. Toutefois, dans les recommandations du rapport, il est fait mention que désormais, il faudrait que juridiquement on doive déférer obligatoirement lorsque la commission d’enquête le requiert. Et que si jamais on le refusait, que les sanctions pénales adéquates puissent être prises.

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