AUDITIONNÉ À LA DIC : BIRAHIM SECK DEMANDE AU PROCUREUR DE RESTER NEUTRE

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SCANDALE PÉTROLIER

Birahim Seck a fait face aux enquêteurs de la Brigade des affaires générales de la division des investigations criminelles, ce vendredi. Il a donné sa version de ce qu’il sait sur les contrats pétroliers et gaziers suite à l’ouverture de l’information judiciaire du procureur de la République sur demande du président de la République. Le coordonnateur du Forum Civil a, à sa sortie, fait face à la presse. Et a livré quelques détails de son interrogatoire, qui s’est déroulé dans une ambiance plutôt bonne. « Nous avons répondu à toutes les questions mais, nous avons mis à la disposition des enquêteurs une clé contenant des documents. D’autres documents complémentaires vont venir. Cette affaire ne va pas s’arrêter. On va continuer à fournir des documents. Cette affaire sera tirée au clair par les sénégalais. On a besoin de savoir comment Pétro Tim est entré dans le pétrole sénégalais. On a besoin de savoir ce qui a motivé la représentation de Pétro Tim Limited par le frère du président Sénégalais », a déclaré Birahim Seck.

Selon lui, cette enquête doit se faire dans la plus grande impartialité pour la manifestation de la vérité. Pour y arriver, il propose la mise en place d’une plateforme regroupant toutes les compétences dans ce domaine. « Le Procureur de la République doit faire son travail de façon impartiale. Il doit défendre les intérêts des sénégalais et non ceux d’un groupe, d’un clan ou d’une famille », a soutenu Birahim Seck.

A son avis, il faut que les enquêteurs y compris le procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye puissent avoir des spécialistes en blanchiment d’argent, en corruption, des fiscalistes, en flux financiers et illicites. Cette plateforme, estime M. Seck, doit impérativement être mise en place.

En outre, il plaide pour l’internationalisation de l’enquête. « Il doit y avoir une centralisation des informations à travers ce qu’on appelle la coopération sur l’entraide judiciaire. Parce qu’il y a des ramifications et les structures qui sont souvent citées dans ce domaine sont cotés en bourse », souligne-t-il.
Par ailleurs, Birahim Seck a demandé la déclassification du rapport de l’Inspection générale d’Etat pour faciliter aux enquêteurs leurs investigations. « On ne peut pas vouloir éclairer une situation et essayer de camoufler des informations. Ce n’est pas de l’orthodoxie. Cela ne favorise pas la transparence », dénonce-t-il.

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