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AWA MARIE COLL SECK LISTE LES NOUVEAUX DÉFIS DU SÉNÉGAL

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Le Sénégal a été plébiscité au terme de l’évaluation finale des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la norme internationale ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives). Le Sénégal a obtenu un score de 93 points sur 100 possibles. Une note qui constitue la moyenne globale de scores de trois composantes ayant trait à l’engagement des parties prenantes, 90/100, à la transparence, 91/100, et résultats et impacts, 99,5/100. Au classement, le Sénégal, membre depuis 2013, et qui a obtenu sa première validation en mai 2018, dépasse aujourd’hui l’Angleterre, qui avait lancé l’initiative en 2002.

Pour rappel, l’ITIE vise à améliorer la transparence dans la gestion des revenus tirés du pétrole, du gaz et des ressources minières.

Eva Marie Coll Seck et son équipe du Comité national ITIE ont présenté les résultats du Sénégal à la presse, ce vendredi 22 octobre, insistant sur leur "caractère exceptionnel".

"Le dynamisme des parties prenantes a été évalué à l’occasion de la revalorisation de notre pays qui a commencé le 1er juillet 2021. Le Sénégal était très attendu. Parce que la norme est devenue plus complexe sur certains aspects notamment sur les bénéficiaires effectifs. Il ne s’agissait plus de vœux mais d’une réalité. Donc, il y a une progression qui se fait dans les difficultés, dans la complexité des différentes validations, au fur et à mesure", a exulté la présidente du Comité, Eva Marie Coll Seck.

"La pandémie ne doit pas impacter la bonne gouvernance"

Dans son intervention, le responsable du pôle communication, Abdoul Aziz Diop de rappeler que l’évaluation s’est faite dans un contexte de pandémie de Covid-19. Ce, pour relever que "la pandémie ne doit pas impacter la bonne gouvernance. Parmi les principes majeurs de bonne gouvernance, la transparence occupe une place de choix. Et, l’accès à l’information est la clé de voûte de la transparence. Malgré le contexte Covid-19, le comité national avait adopté ce qu’on appelle une action résiliente. Cela veut dire en termes simples, disséminer les résultats des rapports, disséminer les informations sur toute la chaîne de valeur de la gouvernance au Sénégal sans disséminer le virus… Pour vous dire que nous sommes sur la bonne voie, la transparence, ce n’est pas une destination. Mais, c’est un processus. Le Sénégal a fait de grands pas."

Toutefois, s’empresse-t-il d’ajouter : "L’ITIE ne peut pas, à elle seule, garantir la transparence. Mais c’est un levier très important pour garantir la gouvernance des ressources minérales du Sénégal. Pour résumer, je peux vous dire que la manière dont ces résultats ont été obtenus, c’est le fruit d’efforts conjugués de toutes les parties prenantes."

26 recommandations formulées

L’objectif final est que le peuple puisse bénéficier des ressources naturelles. Pour ce faire, 26 recommandations ont été formulées, en termes de mesures correctives, malgré les résultats "très élevés" du Sénégal. Ainsi, en perspective de la prochaine évaluation prévue en 2024, le gouvernement du Sénégal devra publier les études d’impact environnemental.

Le Sénégal est aussi invité "à envisager des moyens permettant de documenter et de faire ressortir l’absence d’un certain nombre de paiements et dépenses liés à l’environnement y compris les contributions du fonds de réhabilitation. Le Sénégal est également invité à étendre davantage son utilisation de la déclaration ITIE pour évaluer l’efficacité des attributions et des transferts de licence et de contrats dans le secteur pétrolier et gazier", a souligné le président de la Commission Validation, Amadou Samb.

Autre recommandation cette fois-ci sur la propriété effective : "le Sénégal est tenu de s’assurer de la propriété effective de toutes les sociétés détenant ou postulant à des licences minières, pétrolières et gazières".

Dié BA

22 octobre 2021