Abou Abel Thiam souhaite un gouvernement de combat

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REMANIEMENT

Réélu pour un mandat de 5 ans à la tête du pays, le président de la République va prêter serment ce mardi avant de former sa nouvelle équipe gouvernementale. Invité, ce dimanche, à l’émission « Jury du Dimanche » sur les ondes d’Iradio (90.3), Abou Abel Thiam, ancien porte-parole de la présidence de la République souhaite que le prochain gouvernement soit un gouvernement de combat. « Dans notre architecture juridique, le président de la République est dans une solitude constitutionnelle pour prendre ses décisions. C’est à dire, il lui revient, à lui seul, de voir quel est le format adapté à sa politique pour former son gouvernement. Cela dit, personnellement, j’appelle à un resserrement, j’appelle à un gouvernement de combat pour continuer les grands chantiers que le président de la République a ouvert », a déclaré M. Thiam. Selon lui, le resserrement est un élément, mais aussi le choix de l’équipe gouvernementale est très important. Mais, s’empresse-t-il de souligner, « le fait d’appeler à la constitution d’un gouvernement d’experts est un faux débat. »

Par ailleurs, Abou Abel a indiqué qu’il ne sent pas une guerre de succession à l’Alliance pour la république. De même, il a dit son désaccord sur la question du dauphinat. « En toute humilité, j’invite le président de la République à ne pas créer un dauphin. Créer un dauphin c’est même mépriser le peuple, c’est affaiblir celui qui serait tenté de le faire. Pour devenir président de la République, il faut s’éprouver en allant de son propre chef briguer les suffrages des sénégalais. Il ne faut pas passer par la courte échelle ».

« Je suis pour le couplage des élections si... »

Interrogé sur le couplage des élections, l’ancien porte-parole de la présidence de la République dit qu’il n’est pas contre si cela permet de gagner du temps. « Il faut beaucoup de moyens pour organiser des élections. On ne peut pas, sur un mandat de 5 ans, être là à organiser des élections. Je suis pour la simplicité des choses. Si le couplage des élections nous permet de gagner du temps, je suis pour. Nous avons besoin de travailler et pour cela, il faudrait qu’on fasse moins de politique et moins de programmation d’élections ». Sur un autre registre, Abou Abel Thiam a dénoncé le massacre des peulhs du Mali qui, dit-il, l’a choqué mais ne l’a pas surpris. Car, explique-t-il : « Le Mali est un pays qui est en train de s’affaisser sur ses piliers. C’est un pays sans armée, sans administration, un pays qui a été amputé d’une bonne partie de son territoire. Ce sont pleins de défauts qui viennent s’ajouter aux problèmes du Mali ».

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