Alcool : « Relever l’âge de consommation », (DG STAP)

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SOCIETE

Relever l’âge de consommation d’alcool de 18 à 21 ans. Telle est la proposition de David Attal, le Directeur général de la Société de transformation d’alcool (STAP), dans un entretien accordé à Enquête. Dans lequel, il se défend qu’« on ne peut pas contrôler la vente finale de l’alcool. Ce n’est pas notre rôle. »

« L’Etat avait autorisé une société indienne établie à Rufisque à produire des dosettes en sachet dits ’’Jakarta’’, confie-t-il. Pendant ce temps, nous (STAP), on ne produisait pas. Cette entreprise a commencé à fabriquer ces sachets et à vendre partout. Après, une autre société s’est installée à Dakar et, a commencé aussi à produire. Quand on a su que cette vente prenait de l’ampleur, on s’est également lancé après avoir reçu l’aval du ministère du Commerce. Mais ça fait dix (10) ans que les sachets de liqueur ne sont pas produits au Sénégal. »
David Attal de poursuivre : « A Dakar, l’alcool est beaucoup plus accessible aux jeunes. Il faut aussi noter que les pays limitrophes produisent des sachets. On ne peut pas contrôler la vente finale de l’alcool. Ce n’est pas notre rôle. Cela fait dix (10) jours que la polémique fait rage dans les réseaux sociaux et personne n’a brandi un seul sachet venant du Sénégal. Mais, il y a d’autres phénomènes qui existent parce qu’éliminant les sachets, ils vendent au détail. On ne peut pas le contrôler. »

Pour parvenir à une solution efficace à même d’épargner les jeunes, le Dg de la STAP préconise la réglementation de la vente d’alcool. « Le meilleur moyen de contrôler la vente au détail, propose-t-il, c’est de parvenir à un partenariat entre l’Etat et les sociétés structurées. Il faut également relever l’âge de consommation d’alcool de 18 à 21 ans. »

Le président Macky Sall, qui déplorait « la multiplication des fabriques et des lieux de vente de boissons alcoolisées dans plusieurs localités du pays, en dehors du cadre législatif et réglementaire, entrainant l’exposition des jeunes aux tentations et aux conséquences de l’usage de ces produits », a demandé, en Conseil des ministres tenu le 24 avril dernier, au Gouvernement de déployer tous les moyens nécessaires pour arrêter la vente « illicite de boissons alcoolisées sur l’ensemble du territoire national et à réviser les textes y afférents. »

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