Aly Ngouille Ndiaye : « LA MODIFICATION DE LA CARTE ÉLECTORALE N’EST PAS NOUVELLE »

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PRÉSIDENTIELLE 2019

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique donne un avant-goût de son interaction avec les internautes demain lundi 4 février. Invité de Sud midi, ce 3 février 2019, marquant le démarrage de la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019, Aly Ngouille Ndiaye précise que la modification de la carte électorale a touché 29 départements.

Accusé par l’opposition d’avoir modifié la carte électorale par endroit pour brouiller les cartes et empêcher leurs électeurs de trouver leurs lieux de vote, le concerné se défend : « J’ai eu écho de cette information mais je pense qu’ils se trompent de bonne foi parce que la modification de la carte électorale n’est pas une activité nouvelle, elle est quasi permanente dans une élection. C’est quoi la modification d’une carte électorale ? C’est l’augmentation de bureaux de vote et généralement quand on en parle, c’est parce qu’il y a des bureaux qui sont créés pour rapprocher les électeurs de leurs lieux de vote. Donc, on ne peut pas faire cela pour empêcher les gens de voter. Je vais donner des cas très précis. »

Pour cette élection-ci, indique-t-il, « nous avons effectivement comme pour les autres élections, à la demande d’une part des électeurs à travers leurs différents responsables (chefs de village, entre autres) ou dès fois à la demande de l’administration qui également recueille les avis des populations. On peut décider suite à ces demandes de créer de nouveaux bureaux de vote. » Donnant un exemple « beaucoup plus simple », il souligne que lors des élections (législatives) de 2017, (moi-même qui vous parle, on a changé mon bureau sans me demander mon avis, étant ministre parce qu’entre temps une loi a été votée pour dire qu’un bureau de vote ne doit pas dépasser 600 électeurs. En milieu urbain, on dit 900. Donc, on était obligé de changer. J’ai toujours voté à Linguère au bureau de vote n°2 et quand j’ai reçu ma carte, je me suis rendu compte que mon bureau de vote avait changé tout en restant dans le centre de vote. »

Le cas de Touba

Aly Ngouille Ndiaye de poursuivre : « Le cas de Touba est le plus patent parce que d’une part il y a la concentration des bureaux de vote, vous voyez un centre de vote qui a plus de 100 bureaux de vote et des gens qui se déplacent sur des longues distances pour allez voter. C’est la raison pour laquelle nous avons créé de nouveaux bureaux de vote dans Touba. Certains d’entre ces nouveaux bureaux ont nécessité l’édition de nouvelles cartes, d’autres non. (Pour ces cas), c’est juste un petit décalage dans l’implantation physique, ce qui fait qu’on n’a pas changé de cartes d’électeurs. »
Globalement, chiffre Aly Ngouille Ndiaye, « sur un fichier (électoral) de 6 millions 683 mille électeurs inscrits, il n’y a que 53 mille électeurs (qui) sont concernés par le changement de cartes d’électeurs consécutivement à la modification de la carte électorale. Et, 15 mille sur les 53 mille électeurs concernés par cette situation, sont à Touba », en assurant que « toutes les dispositions sont prises depuis longtemps pour que ces électeurs puissent récupérer leur carte », assure-t-il.

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