« Améliorer le cadre d’intervention du secteur privé »

news-details
GROUPE CONSULTATIF DE PARIS

Le Sénégal est à Paris pour combler le gap de 2 850 milliards FCFA sur les 14 000 milliards FCFA que doit coûter la deuxième phase du Plan Sénégal Emergent (PSE). Cette rencontre avec les bailleurs de fonds va se tenir à parti de ce lundi 17 décembre 2018, dans le cadre du septième groupe consultatif. L’espoir est permis, à en croire le ministre délégué chargé du Budget, Birima Mangara. Interrogé par Radio Sénégal, ce dernier tire le bilan du sixième groupe consultatif tenu en 2014, avant de fixer les objectifs de l’actuel rendez-vous.

Le sixième groupe consultatif

« Le sixième groupe consultatif a été organisé avec succès. Tout le monde avait retenu ce succès du fait de l’engagement spontané des partenaires techniques et financiers surtout à la fois des bilatéraux et des multilatéraux. Ce qui nous avait permis de mobiliser un ensemble de ressources qui dépassaient le cap qui était fixé. On espère de même pour ce septième groupe consultatif compte tenu du fait que les ressources qui ont étaient mobilisées en 2014, ont été le soutien du Plan d’actions prioritaires (PAP) n°1, qui était l’amorce du PSE dans sa première phase. En 2014, sous l’impulsion du chef de l’Etat, nous avions commencé la mise en œuvre du PSE. Sous ce rapport, le premier budget qui est issu de la Loi de finances rectificative a été complètement aligné aux objectifs du PSE. Et c’est à partir de ce moment que 27 projets prioritaires ont été retenus et les 17 réformes lancées et engagées. Les ressources qui ont été mobilisées, ont aujourd’hui permis d’avoir d’abord le taux de croissance soutenu qu’on a connu : 1,7% en 2011, 3,7% en 2012, 4,5% en 2013, pour aller à 6,8% puis à 7,1% projeté encore à 6,9% en 2019. La croissance est portée par des secteurs parmi lesquels les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, les services (financiers et assurances), la dynamique dans l’industrie notamment la relance des Industrie chimiques du Sénégal (ICS), la réalisation du parc industriel, le Tourisme, les grandes infrastructures telles que les autoroutes, les routes, l’AIBD qui a été inauguré le 7 décembre 2017. »

L’intervention du secteur privé

« Les nouveautés dans la deuxième phase, c’est d’abord dans trois axes en dehors des axes traditionnels parce que dans beaucoup de secteurs, nous allons développer les PPP et, nous allons laisser l’initiative au secteur privé. La deuxième phase doit avoir comme socle l’intervention du secteur privé. »
Amélioration du cadre d’intervention du secteur privé

« Dans le premier PAP, on a reçu une participation importante du secteur privé mais ce qui est constant, c’est que l’investissement et de manière massive a été le fait du public. C’est l’Etat qui avait porté la grande partie des investissements réalisés. C’est justement l’inverse qu’on a voulu impulser et demander au secteur privé en lui créant les conditions nécessaires aussi bien sur le plan légal et réglementaire que sur le plan de l’accélération des procédures sur l’amélioration du cadre d’intervention du secteur privé c’est-à-dire de l’environnement des affaires et d’augmenter les facilités qu’il faut apporter à ce secteur, de créer le cadre incitatif qui lui montre l’intérêt qu’il faut venir investir au Sénégal. »

Vous pouvez réagir à cet article