« Aujourd’hui, on est à un temps d’engagement de l’ordre de 12% »

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Mamadou Moustapha BA, Dg du Budget

Les salaires, les dépenses liées aux élections et à la sécurité nationale. Telles sont les priorités sur lesquelles s’articule l’exécution du budget 2019. Le Directeur général du Budget, Mamadou Moustapha Ba, a fait la précision ce mardi 22 janvier. Il dit : « Aujourd’hui, on est à un temps d’engagement du budget 2019 de l’ordre de 12%. Ça fait quasiment 160 milliards FCFA. Cela s’explique par le fait qu’on a pris des mesures pour engager les crédits budgétaires nécessaires au bon déroulement de la campagne de production agricole et aussi à la prise en charge des bourses universitaires et à la prise en charge des primes et indemnités. »

« Globalement, souligne-t-il, 2018 a été clôturée sur la base d’un taux d’exécution budgétaire de près de 94%. La structure d’exécution du Budget en 2018 démontre à suffisance qu’elle a été une année sociale. Cela se voit même au niveau des rubriques d’exécution parce que par exemple au niveau de la masse salariale compte tenu de l’impact financier de toutes les mesures qui ont été prises, on a eu à dépenser en masse salariale 78 milliards FCFA de plus que l’année 2017. Au niveau des dépenses de transferts courants, on a aussi eu une augmentation substantielle liée à la mise en œuvre adéquate des mesures qui ont été indiquées dans le cadre des accords conclus avec les syndicats des enseignants du supérieur.

Prenant en compte l’organisation de la présidentielle et des prochaines élections locales, dans le budget du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique arrêté à la somme de 125 milliards 118 millions 917 mille 622 francs CFA, la Loi de finances 2019 a prévu une affectation de 6,664 milliards de francs CFA inscrite, dans la rubrique fonctionnement, de la Direction générale des élections (DGE).

A cette manne, s’ajoutent d’autres ressources financières affectées à d’autres structures qui interviennent dans le processus électoral. C’est le cas de la Commission électorale nationale autonome (CENA) dont le budget pour 2019 est porté à 4, 589 milliards de francs CFA.
Abritant la Commission de recensement des votes, la Cour d’appel est pourvue à hauteur de 200 millions de francs CFA. Soit un total de 11 milliards francs CFA.

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