Auto-évaluation des Organisations de la société civile : Les défis à relever

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Assises nationales

« L’introspection de la société civile est un moment de voir les insuffisances et les forces ». Tel est le diagnostic de Cheikh Oumar Ba, coordonnateur du comité scientifique des assises nationales de la société civile. Ce, au termes de l’atelier national de clôture et de restitution des travaux des régions et des groupes thématiques, tenu au King Fahd Palace, les 14, 15 et 16 février 2019. L’objectif est de procéder à une « auto-évaluation » des Organisations de la société civile (OSC) en vue « d’identifier leurs forces, faiblesses et besoins en termes de participation à l’élaboration et au suivi des politiques économiques et sociales. »

Qui sommes-nous ?

« Il existe des faiblesses dans la société civile comme ailleurs. Il faut oser les regarder surtout aborder toutes les questions (telles que celles liées) à la gouvernance, la gestion durable, la participation, la mission, avec toutes les parties prenantes et au même niveau », relève Cheikh Oumar Ba. Qui, au nom du comité scientifique, ne manque pas de pointer quelques défis. En premier, décline-t-il, « celui de l’identité : Qui sommes-nous ? ». Avant d’expliquer : « Dans d’autres pays, vous allez voir que les partis politiques sont en relation avec la société civile. Le Sénégal a un choix pour délimiter cette participation. Il faut aller vers cela, confirmer cela, renforcer cela sans être aussi dans une catégorisation limitée qui fait que finalement flexible, on risque d’avoir des problèmes. Parce qu’on voit des ministres de la République qui étaient dans le gouvernement et qui sont aujourd’hui dans la société civile. C’est cela la richesse qui fait qu’il y a toujours une façon de communiquer et au moins de se parler. »

Au-delà du deuxième défi qui est celui du partenariat, celui qui parait « le plus essentiel » reste celui « vis-à-vis de l’Etat du Sénégal », ajoute-t-il. Avant d’insister sur « la nécessité de prendre l’initiative d’encadrer ce type de relations, qui est nécessaire avec l’Etat et ses démembrements mais qui doit, en même temps, clarifier justement jusqu’à quel niveau il faut s’arrêter. C’est important en termes de dialogue avec l’Etat mais de façon tout à fait objective en tant que membre de ce comité, nous pensons que cela peut être des éléments importants. Le comité y a travaillé. »

La phase post assises consistera à produire les actes finaux (rapport de l’atelier et rapport général du processus de ces assises », souligne Amacodou Diouf, président de ces assises nationales des OSC. Il annonce un « plan d’actions pour un cadre permanent d’échanges aux niveaux régional et national » en vue de « négociations avec l’Etat et les partenaires techniques et financiers (PTF) en guise de référentiel pour les conventions et contrats de coopération de même que pour les systèmes d’intervention ». Ce, pour la « production d’une charte ou code de conduite des OSC qui requiert un consensus fort et un engagement de tous » pour « l’édification d’un socle sur lequel reposeront une synergie d’action et un autre type d’animation de la vie des OCS pour ses prochains défis. »

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