[Avis d’expert] : « Les jeunes auront de réelles opportunités d’emplois avec le pétrole »

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PÉTROLE ET GAZ

Avec les découvertes du pétrole, de réelles opportunités d’emplois s’offrent aux jeunes, pourvu qu’ils aient une bonne formation. Les explications de Serigne Momar Dièye, ancien Directeur général d’Oryx.

L’industrie du pétrole est très complexe. Mais le Sénégal qui vient de se gratifier de cette ressource naturelle devrait bien tirer les opportunités avec ce nouveau contexte pétrolier. Pour L’ancien DG d’Oryx, Serigne Momar Dièye, les jeunes étudiants sénégalais ont l’opportunité de profiter des opportunités d’emplois qu’offre le secteur du pétrole et du gaz. « Il y a des possibilités aussi bien en amont qu’en aval. Mais, il faudrait se focaliser dans l’aval pétrolier. L’amont ne va pas recruter beaucoup de monde. Ce sont des métiers très spécifiques », a déclaré Dièye.

Intervenant dans un panel sur les métiers liés au pétrole, initiative de l’institut Perform, Serigne Momar Dièye note qu’avec une bonne formation, les jeunes étudiants pourront bénéficier des possibilités d’emplois qu’offre ce secteur. « C’est vrai qu’il y a des métiers dans les services pétroliers, mais c’est la chaîne de distribution qui peut employer beaucoup plus de monde », renseigne-t-il.
Actuellement, il y a un plus de quarante (40) sociétés sénégalaises qui s’activent dans la chaîne de distribution pétrolière. Mais le plus souvent, les gens qui y travaillent n’ont pas été formés. « D’habitude, ce sont gens qui sont formés sur le tas. Je pense qu’il faudrait un corps performant pour avoir les rudiments de bases après une formation scientifique très sérieuse », a estimé M. Dièye.

Vers une nouvelle société de raffinerie

Expert en la matière, Serigne Momar Dièye signale que le pétrole découvert aux larges des côtes sénégalaises pourrait bien assurer les besoin locaux. Mais pour y arriver, il exhorte les autorités a augmenté la capacité de la raffinerie ou bien d’en créer une autre. « Normalement, on devrait aller soit à une nouvelle raffinerie soit à une amélioration de la capacité de celle qui est là (Société africaine de raffinage : Ndr) », parce qu’elle est assez limitée. La raffinerie produit 1 200 000 tonnes par an alors que l’on peut facilement consommer 3 000 000 de tonnes. Il y a une très grande marge. Il faudra qu’elle puisse, au moins, produire les besoins du pays. C’est inévitable », croit savoir M. Dièye.

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