BABACAR THIOYE BA : « NOUS UTILISERONS TOUTES LES VOIES DE DROIT JUSQU’À ÉPUISEMENT »

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JURY DU DIMANCHE

Le camp de Khalifa Sall ne se déclare pas vaincu. Invité du ’’Jury du dimanche’’ (JDD) de Mamoudou Ibra Kane, ce 13 juillet, Babacar Thioye BA, le directeur de Cabinet adjoint de la mairesse de Dakar, Soham El Wardini, avant elle, l’ex-édile de la capitale sénégalaise, Khalifa Sall, annonce « qu’ils utiliseront toutes les voies de droit, tous les moyens légaux que la loi et les conventions internationales signées par le Sénégal (leur) offrent pour contester jusqu’à épuisement toutes les procédures, les décisions qui sont rendues par les juridictions sénégalaises ». Parce que, motive-t-il, « nous estimons que ces décisions quelles qu’elles soient ne sont pas conformes à la loi ». Dans ce sillage, il va « rencontrer Khalifa Sall, demain lundi, 15 juillet » pour en « discuter ».

La chambre administrative de la Cour suprême a rejeté jeudi, 11 juillet dernier, la requête de la défense de Khalifa Sall aux fins d’annulation du décret signé par le président Macky Sall, le révoquant de la mairie de Dakar. Loin de lâcher du lest, Babacar Thioye BA souligne : « Ce sont des convictions qui alimentent le combat que nous menons. Je dois vous préciser que chaque fois que nous avons, dans le cadre de ce combat, saisi une juridiction sénégalaise, nous l’avons fait parce que d’abord Khalifa Sall en homme politique et en citoyen a une claire conscience de sa responsabilité, qui l’incline naturellement à utiliser toutes les voies de droit, tous les moyens légaux que la République offre à un citoyen pour contester une décision lorsqu’il estime que cette décision n’est pas conforme à la loi ».

La caisse d’avance, un procès de Moscou

L’autre élément, ajoute-t-il, qui leur fait saisir les juridictions sénégalaises, « c’est que nous voulons mettre les juges sénégalais face à leurs responsabilités. Ce qui est en cause, ce ne sont pas les magistrats mais des pans entiers du système judiciaire (qui) se sont affaissés sous la pression et l’instrumentalisation de la justice par le régime. Le cas concret, c’est le cas de Khalifa Sall. On a le sentiment que ce sont des décisions qui sont rendues sous la pression, sous la dictée du pouvoir exécutif. » Le soutien de Khalifa Sall n’en démord pas : « L’affaire dite de la Caisse d’avance me semble à bien des égards être un procès de Moscou. C’est un procès politique avec un juge d’instruction politique, des procureurs politiques, des magistrats du siège politiques, qui ont rendu des décisions politiques inspirées ou prononcées sous la dictée de l’exécutif. C’est ma conviction ».

Entre autres arguments, il soutient que « dans le décret de révocation, il n’y aucune motivation ».

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