BAVURE CONTRE LE PETIT-FILS DU KHALIFE : Me ALASSANE DIOMA NDIAYE CHARGE LA POLICE

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TOUBA

Avocat de Serigne Bassirou Mbacké, petit-fils du Khalif général des mourides, confondu avec Bassirou Touré, activement recherché pour escroquerie à hauteur de 130 millions F CFA, Me Assane Dioma Ndiaye, a déposé une plainte de la victime qui dit avoir été violentée et torturée par des éléments des forces de l’ordre de Touba.

"C’est vrai qu’il y a eu d’abord une demande de pardon émanant des autorités policières de Touba, qui ont rencontré Serigne Moussa Nawal, (le père de la victime) et le Khalife (des mourides), tuteur tuteurs de Serigne Bassirou. Ces derniers ont effectivement accordé ce pardon… Maintenant, le seul souci (de mon client), en déposant cette plainte, il souhaiterait que l’histoire retienne que c’est une erreur, d’abord, sur la personne, ensuite, on a porté atteinte à son honneur, à sa réputation, à sa dignité d’homme", a dit le conseil par ailleurs président de la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH).

Ainsi, pour la robe noire, dans un entretien accordé à Vox pop, "la police doit faire une introspection à travers cette affaire, qui doit être fondatrice, de son point de vue, d’une nouvelle démarche qui consiste à concilier l’impératif de sécuriser les citoyens, de faire appliquer la loi, de mener des enquête mais tout en respectant les droits fondamentaux de la personne. Rien ne pouvait envisager ou permettre ce qui s’est passé à partir du moment où vous venez chercher une personne, qui vous décline son identité, qui vous dit, ’’donnez-moi le temps de m’habiller’’. Vous lui dites ’’vous n’allez pas vous habiller’’, et on vient, on essaie de le neutraliser, de lui mettre des menottes, sans (vérifier) son identité. Pour vous dire pour ce qui s’est passé est rocambolesque et injustifiable."

D’autant plus qu’"il y a un certain nombre de bavures qui n’ont pas été élucidées, appuie-t-il. Il y a l’affaire du commissariat de Thiaroye, le jeune Sarr, qui a été, d’après sa famille, torturé. Jusqu’à ce jour, il n’y a pas eu de procès. Il y a le jeune commerçant Diop à la Médina. Nous ne sommes pas au courant d’une procédure à ce sujet, (alors qu’il) est décédé des faits d’une action de police. Il y a évidemment d’autres actions que nous avons répertoriées, documentées. Et, au-delà, il y a des affaires qui ont connu des épilogues. Je veux parler des affaires Bassirou Faye, Domingo Lopy à Kaolack. Kécouta Sibidé à Tamba et d’autres que nous avons suivies dont la plus récente, à Fatick, (concernant) les policiers qui ont été condamnés à la suite de la mort d’un jakartaman, il n’y a même pas dix jours. Donc, on ne peut pas occulter ces cas."

L’avocat est catégorique : "la police est indispensable mais il est important, quand des dérapages sont constatés, qu’on sente, de façon vigoureuse, l’action corrective au plus haut niveau." Pour l’heure, déplore-t-il, "on ne sent pas toujours, l’action corrective en dehors des affectations et des suspensions qui sont des sanctions administratives".

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