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« BÈS BI DOIT CONTINUER DANS LA PROFONDEUR DES DOSSIERS »

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Pour le journaliste Mademba Ndiaye, une année dans la vie d’un journal n’est pas une garantie de pérennité. Mais la création de Bés bi, ajoute l’ancien de Walf, Sud communication ou encore Takusaan, est « l’expression d’une conviction qu’un journalisme professionnel sera toujours gagnant dans ce pays ».

Ses commentaires sur les Unes des journaux sont courus par les internautes sur Twitter et WhatsApp. Ass Mademba Ndiaye, qui a blanchi sous le harnais, décortique chaque jour les contenus des quotidiens. Et le journal Bés bi, né le 1er décembre 2021, n’échappe pas à l’œil vigilant de « Doyen Ass », journaliste et sortant du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti). « Bés bi fait partie des journaux que je considère personnellement sérieux, c’est-à-dire dont je considère l’information comme émanant de sources crédibles et publiée uniquement en fonction de son intérêt pour le public. Rien de sensationnel, donc, pas d’arnaque à la Une pour appâter des lecteurs ! », salue M. Ndiaye, passé par Takusaan au début des années 1980 puis Sud communication ou encore Walfadjri.

Pour juger le travail d’un journal, l’œil des pairs est important. Dans ce registre, Ass Mademba, 66 ans, ne tarit pas d’éloges à l’endroit du quotidien du groupe Emedia invest. « Bés bi semble vouloir être dans le credo des dossiers approfondis sur des sujets aussi divers que l’eau ou la situation des diplomates sénégalais à l’étranger. Evidemment, une année dans la vie d’un journal n’est pas vraiment une garantie de pérennité, mais rien que le fait d’avoir osé un journal en papier à l’ère des opportunités et même de la félicité numériques, est déjà une performance que je salue comme l’expression d’une conviction qu’un journalisme professionnel sera toujours gagnant dans ce pays », se félicite celui qui est considéré par l’ancien journaliste de Rfi, Thierry Perret, comme « l’une des meilleures plumes » du Sénégal.

Toutefois, Ass Mademba Ndiaye ne manque pas de formuler des conseils au dernier-né des supports du Groupe Emedia invest. « Il faut refuser de citer les gens sans faire par vous-même votre minimum d’investigation et surtout continuer dans la profondeur des dossiers. C’est vrai que ce n’est pas très sexy par rapport à l’information ‘’buzzarde’’, mais c’est le moyen le plus solide, pour un journal comme Bès bi, d’asseoir sa crédibilité et de l’influence dans les processus de décision de l’Etat, des partis, de la Société civile, des partenaires au développement, etc. », conclut-il.

Babacar Guèye DIOP

1er décembre 2022


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