BIDEEW BOU BESS CHANTE POUR « L’UNITÉ NATIONALE ET LA COHÉSION SOCIALE »

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SORTIE ALBUM

Invité à la cérémonie de remise de titre et d’écharpe à Baba Maal, nouvel ambassadeur du FODDE FOUTA, une association de solidarité et de bienfaisance pour le développement du Fouta, le groupe Bideew Bou Bess a profité de l’occasion pour présenter deux « exclusivités » de leur prochain album dont la sortie est prévue pour ce mois de décembre. Deux morceaux enregistrés avant-hier jeudi, 15 novembre, l’un pour le ’’Gamou’’, commémoration de la naissance du Prophète Mohamed, l’autre, en hommage au Fouta, sa terre natale.

Très appréciée par le public de la salle Atlantique qui abritait la cérémonie, leur prestation a reçu des applaudissements nourris.
Porte-parole du groupe, Baidy Sall, décrypte pour emedia.snles thématiques de leur cinquième album qui, indique l’auteur-compositeur, tourneront toutes autour de « la cohésion sociale, le cousinage à plaisanterie, des valeurs qui sous-tendent le Sénégal, entre autres. »
« On est un groupe très ancré dans notre culture mais aussi très ouvert sur le monde par rapport à nos voyages et expériences », confie l’artiste-chanteur, qui promet « un album très éclectique et très ouvert. »

Pourquoi cohésion ?

« Les termes qui doivent ressortir en ce moment comme leitmotiv, c’est unité et paix parce qu’il y a des échéances électorales. Il y a beaucoup de choses qui se passent dans les réseaux sociaux et tout. Il faut qu’on revienne sur terre. L’album qu’on prépare ira dans ce sillage là, pour la cohésion sociale, l’unité nationale. »

Une chanson pour le Fouta

« Certes, on a grandi ici à Dakar et tout mais on est pulaar de pure souche parce qu’on est né au Fouta. Mais, dans la chanson qu’on a jouée, on a dit qu’il est important de parler mais avoir le sang, c’est beaucoup plus important. Nous nous sentons Halpulaar avant tout. Qui connait le Bideew Bou Bess, sait que c’est un groupe très culturel. Par rapport au prochain album, les gens vont en découvrir davantage. Ce n’est pas juste le terroir du Fouta mais on va taquiner les sérères, les diolas. Il y aura cette cohésion sociale dont nous rêvons pour le Sénégal qui est déjà là mais qui est un peu bousculé par moment. Je pense qu’il faut redéfinir les rôles et dire que le Sénégal est un et indivisible.

Valoriser les langues nationales

« Aujourd’hui, Bideew Bou Bess, c’est l’expression de tout un peuple, toute une jeunesse parce que parler beaucoup de langues, c’est une chance parce que le message doit passer. Il faudrait que dans nos textes que nous essayions de parler anglais, le français, c’est important mais aussi valoriser nos langues nationales du terroir : Le Sérère, le pulaar, le diola, etc. Et, cela passe par la culture, la musique. »

Neveux de Baba Maal

Au cours de la cérémonie, le parrain du groupe, Mamadou Omar Bocoum, a chargé Baba Maal de « s’occuper » du Groupe Bideew Bou Bess. Ce qu’il fait d’ailleurs déjà, selon Baïdy. « C’est tout un honneur parce que Baba Maal est une légende vivante. Etre à ses côtés, c’est quelque chose de grandiose. Déjà que c’est notre oncle parce qu’on est du Fouta. Sa maison et la notre sont côte-à-côte. Baba Maal a même le devoir de soutenir la musique en général et en particulier Bideew Bou Bess. Il le fait si bien d’ailleurs parce qu’à chaque fois il nous donne des conseils, nous invite à ses shows et tout. Il y a des choses qui se préparent avec lui et le Sénégal et le monde sauront bientôt. »
Concernant les styles musicaux, Baïdy Sall soutient que le groupe « n’a pas de sens interdit ». « On nous a connus, explique-t-il, à nos débuts dans le hip hop mais après c’est devenu de la world music parce qu’on ne voulait pas restreindre. On parle au monde et pour ce faire, il faut diversifier. Bideew Bou Bess est un groupe qui, tout le temps, est en perpétuelle recherche pour amener quelque chose de nouveau et avoir une démarche participative ».

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