BLOCAGES DU DIALOGUE POLITIQUE : « LA DUALITÉ POUR DIVISER L’OPPOSITION »

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LR DU TEMPS

Actualité politique phare de la semaine, le dialogue politique butant sur le statut du chef de l’opposition, et le bulletin unique, a été passé au crible, ce dimanche 8 septembre, dans ’’Lr du temps’’, émission d’Alassane Samba Diop sur iRadio et Itv.

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Le statut du chef de l’opposition

Interrogé sur le premier point relatif au statut du chef de l’opposition, Vieux Savané, journaliste et éditorialiste à Sud Quotidien, tranche : « De facto, le chef de l’opposition, c’est le parti qui a la majorité au Parlement. Je veux dire le groupe parlementaire le plus important. De ce point de vue-là, si on voit des pays tels que la France, les Etats-Unis, l’Angleterre, (etc.), ce problème ne se pose pas parce que de facto, c’est réglé. Maintenant, qu’est-ce qu’il faudrait faire ? Est-ce qu’il faudrait donner un statut particulier qui fasse qu’il y ait un budget, des bureaux, une armature institutionnelle ? ».

Son co-débatteur, Cheikh Tidiane Sow, coach en leadership et analyste politique, qui opte également pour le critère portant sur la majorité parlementaire, indique, toutefois, qu’il y a un préalable. Celui d’avoir, d’abord, une opposition forte. Il dit : « Déjà, on voit aujourd’hui que dès que quelqu’un arrive au pouvoir, la première chose à faire c’est en fait d’amoindrir l’opposition. Or, un pays, si on s’intéresse au Sénégal, a besoin d’une opposition forte parce que ce n’est pas la parole unique, on doit avoir un débat d’idées, des idées contradictoires. C’est ça qui fait avancer le pays. Et à partir du moment où qu’on est en position de pouvoir qu’on essaie de laminer l’opposition, ce statut tombe comme si on copie quelque chose qui n’est pas de chez nous. A quoi cela sert dans la mesure où il n’y a même plus de parti fort aujourd’hui. »

Tous les deux soupçonnent, pour le déplorer, le régime en place de jouer sur cette variable pour « diviser l’opposition » en ne réglant pas « cette dualité » sur le critère pour le choix du chef de l’opposition surtout en vue de la prochaine élection présidentielle de 2024.


Le bulletin unique

Dans un autre registre, ils sont tombés d’accord sur le fait que « le bulletin unique est plus viable économiquement ». Dans la mesure où « si on regarde, pour le cas du Sénégal, 5 millions d’électeurs, pour le bulletin multiple, les dépenses sont estimées à 7 milliards F CFA tandis que pour le bulletin unique, on serait entre 1 et 1,5 milliard F CFA », indiquent-ils, entre autres motivations.

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